fictionalize you life

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interviews, conversations



Dans les archives dormait une interview de Dominique A maintenant publiable avec son autorisation. La partager maintenant n’est pas absolument idiot puisqu’il y était question d’âge et de dignité, et de disques anciens régulièrement réécoutés. « A la relire, damned, ça replonge », a-t-il écrit. Oui, aussi nous décidons que le temps fait des courbes et des boucles, au lieu de rester invariablement linéaire.


Depuis 1995, époque bruxelloise en compagnie de Françoiz Breut, l’homme a fait du chemin, lu et écrit sur les livres et d’autres choses, publié des albums magnifiques et des chansons inoubliables sur lesquelles on a grandi, avancé en âge (et en sagesse ?).

« Le courage des oiseaux », le commencement de tout, n’en finit pas de s’inventer de nouvelles vies live. De même à chaque nouvel album ou nouvelle tournée, on suit avec bonheur un artiste qui fait son chemin et expérimente en bonne compagnie. Ceux qui l’aiment en prendront de la graine.


Vous vous êtes décidé à quitter Bruxelles. Que recherchez-vous cette fois-ci que vous n’avez pas trouvé là-bas ?


On quitte Bruxelles, parce qu’on n’a pas trouvé de café idéal, pour, le matin, commencer la journée en beauté. Un repaire avec la prose du matin, la certitude que des compères vont passer, du temps devant soi et un flipper. Je plaisante, mais pas tant que ça. Le problème, c’est que Bruxelles vit la nuit, et qu’on préfère vivre la journée. Et puis, l’envie d’être sur la côté, de vivre en bord de mer.


L’idiomatisme (note de 2006 : on dit plutôt idiotisme mais c’est plus vexant) belge dans « le faussaire » (« … pas d’autre faussaire qui puisse un peu m’aider ») c’est un clin d’œil ?


Oui, c’est bien vu. D’un autre côté, « sache » est un peu moins plat, au niveau de la sonorité, et du son, que « puisse ». Saviez-vous qu’il y a encore peu, dès leur plus jeune âge, les écoliers belges devaient potasser un ouvrage intitulé « chasse aux Belgicismes », qui reprenait tous les idiomatismes belges et avait pour vocation d’apprendre aux jeunes wallons, donc, « à parler correctement le français ». Ou : Comment donner des complexes à toute une génération.


Sacha est-il un vrai russe de Russie ? (je demande parce que j’ai récupéré une set list avec des trucs écrits en russe au dos.)


J’ai même réussi à faire croire à un copain que Sacha était Tchétchène et qu’on lui avait permis d’intégrer le groupe pour le préserver de la guerre. Sacha est un liégeois pur souche, qui y est né et n’en est jamais parti. Incroyable, hein ?!…


Cette année c’était notre 3è année de concert (les vôtres), on apprécie énormément de découvrir les nouveaux « costumes d’apparat » des chansons, ce qui demande du travail. Au début, il semble que vous n’étiez pas chaud à l’idée de donner des concerts mais vous l’avez fait. Jusqu’à quel point y réfléchissez-vous ?


Si, j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à la perspective de donner des concerts, même si des propos parfois nuancés par rapport à la scène (ce n’est pas toujours simple) ont pu laisser à penser le contraire. Le problème , qui n’en est pas un, c’est qu’il faut y penser et bosser un minimum pour proposer quelque chose de correct, et j’ai donc écarté un peu la scène au début, parce que je n’avais pas d’équipe autour de moi. Maintenant que je suis bien entouré (je pense…), des gens s’occupent de me trouver des concerts, et je tourne beaucoup, peut-être trop, l’avenir le dira.


Dans le même ordre d’idée, l’année dernière (1998) alors qu’on avait l’impression que vous commenciez à vous installer dans le concert vous avez chanté « pour qui je me prends », cette année c’est « le faussaire » qui nous a donné la même impression.


Ce sont deux chansons sur le fait de chanter, mais on les joue avant tout pour des raisons musicales. C’est vrai que leur contenu relativise un peu la situation sur scène, et commencer le concert par « le Faussaire » est intentionnel, mais n’exagérons rien.


Qui est le chat à l’intérieur de la pochette de « la mémoire neuve » ? (les chats sont caractériels mais on ne peut pas vivre sans eux.)


C’est le chat du photographe. La pauvre bête a été au supplice pendant 20 bonnes minutes, c’est Vincent de Lithium qui le tenait. Justement parce qu’ils sont caractériels, les chats sont attachants. Enfin, pas pour tout le monde ; il y a des années, j’avais fait les vendanges avec des gitans pour qui les chats sont des animaux diaboliques. Pour me mettre hors de moi, ils me racontaient ce qu’ils leurs faisaient.


A la place de qui aimeriez-vous être, quelques minutes ou plus longtemps ?


A la place de personne. Comme disait Nick Drake : « je ne sais pas ce que je pense, je sais que je ne suis pas là. »


De qui vous inspireriez-vous pour prendre de l’âge avec dignité ?


De Jacques Brel, de Carson McCullers, entre autres. La question sous-entend qu’on est plus digne quand on est jeune, ce qui ne me semble pas évident. Quand on est jeune, on est fringant, c’est tout. Et indigne, souvent.


Peut-être aimez-vous comme nous emprunter des répliques, des tics etc… et imiter vos personnages préférés. Quels sont ceux qui vous tiennent le plus à cœur ?


A part la phrase de Nick Drake plus haut (mais ça c’est pour faire intello), j’aime bien imiter Bourvil, et comme j’ai un certain succès dans ce domaine, j’ai plutôt tendance à en rajouter. Françoiz, quant à elle, est assez experte dans l’art d’imiter Mme Hélène, une patronne de débit de boisson nantais. (rue des Carmélites, Bar La Concorde)


le site de labels, l’ancienne maison de disques de Dominique A.

le site d’Olympic disk, la nouvelle maison de disques.

le site du label Tôt ou tard


reveniraumonde.blogg.org, un blog pour savoir tout tout tout sur les interviews écrites, les apparitions télés, radio, internet, les concerts, les critiques, les écrits de Dominique A.


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