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interviews, conversations



Un très beau premier album sorti en 2003, « everyone alive wants answers » était fait de samples et de boucles. La musique de colleen s’y déroulait comme un spirograph en lente roue libre, les morceaux évoluaient à force de changements presque imperceptibles pour créer plus qu’un écheveau à suivre sans fin, un univers propice au daydreaming.

D’univers il est à nouveau question avec le deuxième album, « the golden morning breaks », un univers hors du monde, où une licorne repose son front sur l’épaule d’une petite fille ailée. Cette fois des instruments traditionnels se croisent et se répondent, les époques et les lieux se mélangent allègrement comme dans une médiathèque en désordre (colleen explique qu’elle y emprunte régulièrement). Une viole de gambe baroque, un gamelan balinais, un glockenspiel se côtoient et dessinent des histoires inédites, dont « the happy sea » illustré dans un clip où la géométrie fractale s’anime comme un être vivant.


En concert colleen, alias Cécile Schott, jouait (joue encore ?) du mélodica, de la guitare, de la flûte, de la boite à musique, et du violoncelle, cet instrument que l’on entoure de ces bras et dont le son se rapproche le plus de la voix humaine, disent les spécialistes. Partout ici, point de majuscule, comme sur les pochettes des disques, puisque plus qu’un prénom il s’agit du mot anglais utilisé en Irlande qui veut dire « jeune fille ». Suivent quatorze réponses-commentaires, plutôt par écrit, sur un tas de choses, et le pouvoir de la musique…


Comment aimes-tu te décrire ? quels mots n’aimes-tu pas voir utiliser en parlant de toi ?


Une musicienne qui essaie de trouver un chemin personnel reflétant son amour de toutes sortes de musiques et des instruments acoustiques, dont la musique a été jusqu’ici plutôt minimale et très mélodique, et qui voudrait pousser plus loin à chaque disque ses recherches - à la fois par rapport à ce que j’ai déjà fait, et à ce qui se fait ailleurs.

J’ai plutôt eu de la chance jusqu’ici avec les critiques, que j’essaie de ne pas prendre trop au sérieux ou trop à cœur (même si c’est difficile, quoi qu’on en dise – je ne crois pas vraiment les musiciens qui disent ne pas y prêter attention), car si on se met à « croire »e aux bonnes critiques, alors fatalement il faut aussi croire aux mauvaises, or il faut d’abord être satisfait soi-même de ce qu’on fait, puis être heureux quand d’autres personnes aiment.

La chose qui est un peu embêtante avec ma musique, c’est qu’on peut difficilement la classer, ce qui n’est pas un problème en soi, mais du coup elle se retrouve décrite avec des termes comme, par exemple, «electronica », or ça n’en est pas, puisque même à l’époque où je travaillais avec des samples, tous les sons étaient acoustiques. Mais comme je ne sais pas moi-même comment décrire ma musique par un seul mot, je ne peux pas vraiment critiquer ceux qui sont bien obligés, métier oblige, d’en choisir un.

Je pense qu’écrire sur la musique et les musiciens est une chose très difficile,et personnellement je n’aimerais pas avoir à le faire. Là où ça se complique, c’est quand tout le monde se met à donner son opinion, sans avoir de connaissance réelle des choses dont il est question, et dans cette ère d’internet – qui certes apporte des choses vraiment précieuses – , l’anonymat aidant, on peut dire que ça n’est pas toujours le côté le plus glorieux de l’homme qui ressort dans ce qui s’écrit sur les millions de pages qui existent maintenant.


Comment avance la collection d’instruments ? quel est le plus récent ? auquel es-tu la plus attachée ? lequel est le plus précieux ? Es-tu prénommée Cécile en l’honneur de la sainte patronne des musiciens?


Je ne vois pas ça comme une collection, même si effectivement ça y ressemble. Disons plutôt un « rassemblement », ça fait moins « j’achète et je mets derrière une vitrine ».

En fait je me suis bien calmée depuis ma décision d’acheter une viole l’année dernière, car non seulement ça coûte très cher, mais en plus je me suis rendue compte qu’il y avait tout de même une limite à ce que mon cerveau et mon corps peuvent apprendre simultanément. J’avais déjà le violoncelle, le piano, la clarinette, et comme je voulais vraiment apprendre la viole, en prenant des cours, je me suis dit que c’était le moment d’arrêter, car ça allait devenir ridicule. Par ailleurs il commençait à y avoir un problème de place dans mon appartement !

De fait, je ne regrette pas d’avoir démarré tous ces instruments presque en même temps, car en musique, presque tout est « transférable », les mélodies, le rythme, pour la viole les techniques de la guitare et du violoncelle… Par contre c’est sûr que j’ai moins progressé que si je n’avais étudié qu’un seul instrument à fond, mais cette envie de tout essayer est plus forte que moi. Cela dit, j’admire les musiciens qui maîtrisent totalement un instrument et qui peuvent faire un bon concert ou album avec ce seul instrument. C’est aussi assez tentant de penser à quel point eux peuvent voyager léger quand ils vont faire des concerts, alors que moi, c’est une autre histoire…

L’instrument le plus récent est la viole, et c’est le plus précieux, dans tous les sens du terme. C’est aussi mon seul instrument de luthier (mon violoncelle est chinois, donc je ne sais pas dans quelle mesure il a vraiment été fait par un luthier), et ce n’est pas du tout la même chose d’entrer dans un magasin, de voir un instrument et l’acheter, que de rencontrer quelqu’un, passer commande, attendre huit mois, et aller chercher son instrument. En fait, ça m’a permis de découvrir que pour tout un tas de musiciens, c’est totalement normal de faire des centaines de kilomètres pour aller voir un instrument, l’essayer…J’aime bien ce côté passionnel, à l’heure où on se plaint tous des kilomètres à faire pour se rendre au travail.

Mes parents ne sont pas du tout musiciens et n’avaient aucune ambition pour moi de ce côté-là, donc non, mon prénom est un hasard total, et bienheureux.


Continues-tu à prendre des cours pour apprendre de nouveaux instruments ?


En fait je n’ai pris que trois fois des cours dans ma vie : un cours de guitare de l’âge de 15 ans à 17 ans ; très exactement trois cours de violoncelle il y a deux ans et demi lorsque j’ai acheté mon violoncelle, mais la prof est partie, ça coûtait cher et j’ai donc continué à apprendre seule avec une méthode ; pour finir depuis trois mois je prends des cours de viole de gambe, et là j’ai bien l’intention de continuer et c’est vraiment un tournant pour moi.

En fait, j’avais toujours voulu jouer de cet instrument, mais il me semblait encore plus inaccessible que le violoncelle (qui pour moi était une sorte de substitut de la viole, moins cher, moins rare). Le bonheur, ça a été non seulement de faire le pas d’en trouver un et de l’acheter, mais aussi de l’acheter à un luthier pas comme les autres, quelqu’un qui a décidé de totalement changer de vie à l’âge de 40 ans, qui ne faisait pas du tout ça et qui ne venait pas du tout d’une famille de luthiers (or moi, les « outsiders », ça me plait toujours, parce que musicalement je joue de choses dont je ne suis pas censée jouer). Pour couronner le tout, j’ai trouvé une professeur très ouverte d’esprit, donc j’ai vraiment l’impression que mes bonnes étoiles se sont réunies autour de ce projet d’apprendre la viole, qui est un instrument si riche que je veux vraiment apprendre à en jouer, disons, « correctement », pour ensuite mieux le plier à mes envies, puisque bien sûr il ne s’agit pas de se mesurer à la musique baroque, où tous les chefs d’œuvre pour la viole ont déjà été écrits, mais d’essayer d’en faire quelque chose pour ma musique.


Quelle énergie destines-tu aux media ?


J’essaie de trouver le juste milieu : c’est toujours une chance et un honneur pour un musicien de pouvoir parler de sa musique, car tant de personnes travaillent dans l’indifférence. En même temps, dès qu’un musicien commence à avoir un peu de succès, il se retrouve à passer plus de temps à répondre aux interviews, aux emails, et à faire ce que j’appellerais de l’administratif, qu’à faire de la musique, et ça bien sûr c’est négatif, car cela peut vraiment t’empêcher de te concentrer sur l’important, à savoir ton travail (qui peut prendre plein de formes en fait : pas simplement essayer de faire de nouveaux morceaux ou garder une pratique instrumentale, mais aussi écouter de la musique, lire sur la musique, s’intéresser à d’autres formes d’art, et tout simplement prendre le temps de vivre, de rencontrer des gens, voir des lieux…à la fin c’est tout cela qui nourrit la musique je crois).

C’est intéressant que tu utilises le mot « énergie » car je me demande toujours comment en avoir plus pour la musique : je continue à travailler à temps partiel, en tant que prof (j’ai demandé une année sabbatique mais on vient de me la refuser), et par ailleurs j’ai fait pas mal de concerts, et je suis arrivée à un moment où j’étais épuisée, et comme ma démarche consiste beaucoup à apprendre de nouvelles choses, c’est assez incompatible avec ce genre de vie. Pour apprendre, il faut beaucoup d’énergie physique et intellectuelle. Bref, la solution pour moi en ce moment c’est de faire moins de concerts, ce qui reste assez frustrant dans la mesure où c’est quelque chose que j’adore.


Quel genre de courrier reçois-tu ?


Dans l’ensemble je reçois des mails, parfois des lettres ou des dessins, assez souvent des cdrs ou des disques déjà sortis dans le commerce, de personnes qui dans l’ensemble me semblent très gentilles et désintéressées, qui m’écrivent vraiment parce qu’elles adorent ce que je fais. Ça vient parfois de musiciens, parfois aussi de gens qui ont d’autres pratiques artistiques. Pas mal de personnes qui font des courts métrages ou qui sont en école de cinéma m’écrivent pour utiliser ma musique également. Je reçois également énormément de courrier de musiciens ou de labels qui veulent une collaboration, un remix, une participation à leur compilation, etc, et là je dis à 99.99% du temps non, car si j’avais dit oui à tout ce qu’on m’avait demandé, j’aurais déjà sorti l’équivalent de quatre albums, et – en ce qui me concerne (car bien sûr pour d’autres musiciens ça peut être totalement différent) - je n’aime pas du tout me disperser sur beaucoup de projets, dont aucun ne sera vraiment mis en valeur. Par ailleurs, je pense qu’il y a des gens intéressés – pas beaucoup, mais il y en a – qui demandent quelque chose à un musicien histoire d’avoir un « nom » sur la pochette ou le sticker que les gens verront en magasin.

Je dois dire aussi que le problème qui se pose souvent à moi, c’est que comme j’ai été « cataloguée » musiques électroniques à mes débuts, mais que ça ne l’était pas vraiment et que ça le devient encore moins avec le temps, les gens qui me contactent font souvent ce type de musique « électronique » au sens large du terme, alors que moi je n’en écoute plus ! Bref, on me demande mon avis sur une chose qui en fait ne fait pas partie des musiques que j’écoute…


Quelle importance accordes-tu à l’endroit où tu vis ? ses avantages et ses inconvénients ?


Disons que c’est déterminé par deux choses pour l’instant : j’ai encore mon travail de prof, et pour faire mes concerts je dois vivre dans un endroit pratique, et Paris est vraiment au cœur de l’Europe, donc de ce point de vue là difficile de faire mieux, même si c’est trop cher, mais malheureusement quasiment toute l’Europe devient chère. Par ailleurs, c’est quand même bon d’être dans une ville où il y a tant de possibilités culturelles. J’aime de plus en plus le sud de l’Europe, la mer, le soleil, la végétation du sud, mais bon, pour l’instant, ça n’est pas vraiment possible.

De toutes façons, j’ai vécu ailleurs (en Angleterre) quand j’étais plus jeune, et je crois sincèrement que l’endroit où l’on vit réellement, c’est dans sa tête, et que si ça ne se passe pas bien dans la tête, ça ne se passera pas mieux ailleurs, même si bien sûr on peut préférer certains climats, et surtout vivre dans un endroit où on n’a pas peur de rentrer chez soi le soir, et où de préférence il n’y a pas des camions qui passent devant les fenêtres toutes les minutes…

En fait à Paris, j’ai toujours vécu dans des endroits très calmes, ce qui a été une grande chance car j’ai pu enregistrer mon deuxième album dans mon salon sans trop de problèmes, et j’aurais vraiment du mal à vivre dans un endroit bruyant, ça me déprimerait vraiment.


Un disque qui te tient particulièrement à cœur en ce moment ?


Difficile de parler d’un seul disque ; avec les disques je suis un peu comme avec les instruments, j’écoute beaucoup de choses au même moment, en ce moment je me plonge dans le blues, mais je suis aussi en train de regarder un énorme documentaire sur l’histoire du jazz qui me donne envie de me replonger dans ce genre que je connais encore assez peu, mais qui m’intéresse de plus en plus. Je continue aussi à écouter des musiques non-occidentales, du baroque, des choses du XXème siècle, mais aussi de la pop…En fait, il suffit d’aller sur mon site dans la section playground pour voir à quel point j’ai du mal à me limiter !


Y a –t-il des choses que l’on fait mieux en écoutant de la musique en même temps ? ou des choses qu’on ne peut pas faire en écoutant de la musique ?


Je suis un peu extrême à ce point-là, à savoir que je déteste avoir de la musique en fond. La comparaison que j’utilise toujours, c’est qu’il ne viendrait à personne de lire un roman à table ou avec des invités, et pourtant, avec la musique, c’est vraiment socialement accepté et même nécessaire d’avoir un fond musical. Bien sûr ça m’arrive de mettre de la musique et faire autre chose, mais à la fin, j’en reviens toujours à la même conclusion : je ne l’ai pas écoutée, c’était là, mais – surtout si c’est une musique que je ne connais pas vraiment – je n’en ai rien retiré. Quand j’étais ado, c’était différent, il y avait toujours de la musique chez moi, mais j’imagine que ça marchait parce que j’écoutais principalement du rock (au sens large du terme).

Par contre, un voyage sans musique, ça me parait vraiment triste. Donc oui, peut-être qu’on voyage mieux avec de la musique.


Sur ton site, il y a des listes de films et de livres dans la partie colleen’s playground. Gardes-tu des passages écrits ou des paroles de chansons en tête constamment, comme inspiration ou garde-fou ?


En fait, bien qu’ayant été passionnée de littérature quand j’étais plus jeune (j’aime toujours autant lire, mais je n’ai pas autant de temps que je le souhaite), j’ai toujours eu du mal à associer les mots et la musique, dans un contexte paroles/poétique je veux dire (parce que par contre j’adore lire des histoires de la musique, de l’ethnomusicologie…). En fait, les seuls moments où je me sers vraiment des mots des autres sont quand je cherche des titres de chansons (par exemple, pour le dernier album, presque la moitié des titres vient de chansons de John Dowland, compositeur de la fin du 16ème siècle anglais).


Quels sont tes personnages préférés (livres, films ou chansons)


J’aurais du mal à départager entre les personnages des livres qui sont dans mon « playground », je suis souvent touchée par des histoires plutôt tristes, voire très tristes, soit individuelles, soit dans le contexte de l’histoire ; je crois que je garde ça de l’adolescence où j’étais passionnée par les pans les plus tristes de l’histoire (l’esclavage, la seconde guerre mondiale, aspect camps de concentration et résistance, et la guerre du Vietnam). Aujourd’hui encore, si je vois ou je lis quelque chose sur ces sujets, ça me révolte et me rend très triste.

Le dernier livre qui m’a vraiment remuée est celui d’Arundhati Roy, « The god of small things ».

En fait, ce ne sont pas tant les personnages qui me plaisent dans les livres, que la manière de raconter, l’art du romancier ou cinéaste qui va faire qu’une histoire des plus banales (du style triangle amoureux) devient magnifique, par exemple « L’aurore » de Murnau est incroyable de ce point de vue là.


Qui ou quel est ton monstre préféré ?


Le chat de mon copain !


Que fais-tu de ton temps libre ? Que ferais-tu si tu avais plus de temps ?


La réponse à la question dépend de ce que tu entends par temps libre, car en fait j’ai plus ou moins deux métiers maintenant, prof et musicienne. Donc quand je joue des instruments, quand je fais des concerts, répond à des mails ou interviews, prépare un disque ou autre, c’est à la fois du travail, car ça me fait vivre et ça a pris des proportions professionnelles, mais en même temps ça reste une passion et donc je n’ai pas l’impression de travailler que je peux avoir quand je suis au lycée.

Le reste du temps, j’écoute de la musique, je lis, je me promène, je cuisine énormément (je suis de plus en plus obsédée par ça en fait), je vois mes amis, je regarde des films, je dors…Que des choses agréables en fait !


Quel est ton endroit préféré au monde ?


Comme c’est trop dur de choisir un seul endroit réel, car il y a tellement de beauté dans le monde et d’endroits incroyables, je vais répondre : n’importe quel endroit où je peux m’allonger : mon lit, un canapé, un parc…


Un souvenir de pire ou meilleur concert ?


Pour les pires, j’hésite entre deux, pour des raisons très différentes.

Le premier, chronologiquement, était en Belgique dans un festival gratuit (« détail » que j’ignorais), il y avait beaucoup de monde, et la moitié du public parlait très fort en buvant beaucoup et n’avait même pas l’air de se rendre compte que quelqu’un était sur scène (je précise que ça n’a pas été le cas que pour mon concert – c’était vraiment un de ces cas trop fréquents où la gratuité attire des gens qui voient la musique comme un bruit de fond ou, au mieux, un moyen de faire la fête – or il y a des musiques qui ne se prêtent évidemment pas à ça).

Le deuxième était à un festival à Belgrade, j’ai dû faire ma balance au dernier moment, les gens attendaient déjà devant les portes, et là je m’aperçois que 1) le potentiomètre me permettant de régler le volume du micro que je branche dans ma principale pédale de bouclage a été tordu et ne fonctionne plus 2) ma pédale de delay, qui constituait mon son sur plein de morceaux à l’époque, ne voulait pas s’allumer, du tout. Pour couronner le tout, je ne jouais pas sur mon violoncelle, et mon pickup habituel (qui permet d’amplifier l’instrument) n’allait pas sur ce violoncelle-là, j’ai fini par le mettre directement dans l’ouie du violoncelle, grossière erreur, car ça faisait une distorsion infâme, mais je ne pouvais plus rien faire, donc j’ai dû faire le concert dans ces conditions… Heureusement, le public était génial, je leur ai expliqué mes problèmes, et ça n’a pas eu l’air de les déranger, même si pour moi ce concert a été vraiment mauvais.

Ah oui, il y a aussi eu un concert récemment dans un assez gros festival en Suède, où Devendra Banhart et son groupe jouaient très fort sur une grosse scène en extérieur, moi sur une plus petite scène intérieure, dont les portes ne pouvaient pas se fermer pour raisons techniques, et donc j’essayais de jouer ma musique tout en essayant d’oublier que j’entendais davantage la section rythmique de Devendra que ma propre musique…

Comme pour tout dans la vie, les pires concerts sont plus drôles à raconter que les meilleurs. Dans l’ensemble j’ai énormément de chance quand je joue, aussi bien du point de vue du public que des organisateurs qui sont souvent très gentils et qui me permettent de visiter la ville sans me sentir comme une touriste. Mes souvenirs les plus forts sont ceux-là, les gens qui font tout pour que tu repartes avec un souvenir inoubliable de leur ville ou de leur pays. J’ai particulièrement adoré la Grèce, le Portugal, la Belgique – dans l’ensemble les petits pays sont ceux que j’aime le plus. Et les Etats-Unis aussi ont été une grande expérience, car malgré la mauvaise image de ce pays, il y a plein de gens formidables là-bas, et ça fait du bien d’aller voir les choses de près (même si c’est dans un milieu bien particulier qui ne représente pas la majorité des Américains) plutôt que de lire ce qu’en disent d’autres. De toutes façons, je trouve ça miraculeux de se retrouver à des milliers de kilomètres de chez soi, et de voir des gens qui arrivent pour te voir et t’écouter, c’est vraiment ça le pouvoir de la musique, rapprocher des gens qui sans ça ne se rencontreraient jamais.


le site officiel de colleen

le label Leaf, qui a sorti les deux disques. le clip de “a happy sea


1 commentaire

  1. LMC:

    Ce fameux concert plein de soucis techniques a dû être épique, mais c’est ce qui fait des souvenirs et le principal c’est que le public y ait pris plaisir !

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