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interviews, conversations



Sur le nouvel album d’Orwell, le nancéien Jérôme Didelot a invité une équipe modeste et géniale, et le « génie humain » met son talent au service de la parfaite pop song.

Dans la suite logique des opus précédents, Orwell réinvente « l’alliage parfait de la mélodie et du rythme », en bonne compagnie : des cordes virevoltantes au glockenspiel, des orgues divers et des guitares au pluriel, douze chansons sages et jubilatoires, à fredonner sans modération.

Voilà un disque aux arrangements experts, dont les textes piquent la curiosité, un disque de printemps, à l’heure de laisser entrer le soleil dans son jardin intérieur, trouver sa place au monde et essayer d’y apporter un peu d’harmonie.


Une conversation d’après concert, avec Jérôme, à propos de ses influences, des compositeurs qu’il admire, et de ces disques passionnants dont on ne saurait se passer :


Votre nom, comment et pourquoi avoir choisi Orwell?


Le moment où on est amené à chercher un nom pour un groupe est un peu particulier. Il faut aller vite et choisir un nom qui va durer pendant tout le temps de la carrière du groupe. Quand j’ai proposé qu’on s’appelle Orwell il y avait évidemment une référence à l’écrivain.

Il n’y a pas de rapport évident entre son oeuvre et notre musique ni dans les idées ni dans la problématique. Par contre dans une oeuvre artistique quelle qu’elle soit j’aime bien trouver une conscience de la société sous-jacente quelque part. Quand j’écris des chansons je ne veux pas parler que de moi, j’essaie de m’inscrire quelque part dans l’humanité.

Par ailleurs le nom Orwell évoque des tas de choses chez les gens. Ca sonne même un peu comme un slogan. D’ailleurs l’auteur ne s’appelait pas Orwell mais Blair, ce qui indique qu’il a dû choisir ce mot pour l’impact qu’il avait.


Comment s’est faite la pochette du « Génie humain »?


Je n’avais pas de véritable idée pour la pochette.

On a la chance de connaître un peu les dessinateurs Dupuy & Berberian. Ils vont voir beaucoup de concerts, Berberian joue de la musique. Ils savent qu’on est un groupe qui cravache un peu dans l’indépendance et quand ils ont vu qu’on avait un peu de mal à lancer notre affaire, l’album et tout, ils nous ont spontanément proposé de réaliser la pochette, très gentiment parce que ce sont des mecs super.


A part « Cars & girls » de Prefab Sprout, quels morceaux aimez-vous jouer, pas forcément sur scène, mais pour vous?


En général on aime bien jouer des morceaux qui ne sont pas vraiment des standards mais dont les gens se disent « C’est quoi ça déjà? J’aime bien ». Avant on reprenait souvent « Clair » de Gilbert O’ Sullivan. Tout le monde peut se dire en l’entendant « Mais c’est Paul McCartney! ». C’est un morceau très connu mais l’auteur l’est moins.

On joue des morceaux de Burt Bacharach quand on fait des balances. J’adore tout ce qu’il a écrit, c’est un génie.

« Make it easy on yourself », « Raindrops keep fallin’ on my head » « Don’t make me over » la liste est longue …


Quels sont tes disques d’île déserte?


J’en ai plein. Je serais bien malheureux d’avoir à choisir.


Est-ce que ce sont les mêmes au cours du temps ou est-ce que ça change?


Non, ça change. Mais j’ai des rapports un peu sentimentaux avec certains disques. Quand j’étais adolescent au début des années quatre-vingt j’ai écouté de la new wave.

Aujourd’hui Simple Minds est devenu un groupe ringard mais au début des années quatre-vingt c’était un groupe phare. A douze ans j’écoutais leur disque « New Gold Dream ». C’est un des albums marquants de mon identité musicale. Aujourd’hui je le réécoute avec le même plaisir. Même si les sons synthétiques sont devenus désuets, il a encore un fort impact émotionnel.

Sinon je réécoute régulièrement des disques de Bowie, particulièrement « Hunky Dory ». Je ne remercierai jamais assez le chanteur de Tahiti 80 de m’avoir offert un disque de Frank Sinatra assez inconnu qui s’appelle « Watertown ». C’est plutôt un album concept dont la musique a été écrite par un type qui s’appelle Bob Gaudio. Un album exceptionnel.


Quels disques te rendent joyeux à tous les coups?


Si c’est le matin n’importe quel album des High Llamas, voilà un groupe dont les enchevêtrements de mélodies, les arrangements me rendent toujours assez joyeux.

La soul des années soixante aussi. C’était une période magique. Tout ce qui est sorti sur le label Motown à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix me remplit de joie: les Supremes, Stevie Wonder ou même des choses moins connues. C’est un alliage parfait de la mélodie et du rythme.


Quel est pour toi le meilleur endroit pour écouter de la musique?


En ce moment, dans la voiture parce que j’ai un petit bébé. A la maison sur l’ordinateur je fais toujours deux trucs en même temps.

Ecouter de la musique en écrivant un mail en même temps ne me convient pas parce que j’ai vraiment besoin de me plonger complètement dans la musique. En plus, pour moi l’ordinateur est l’endroit où je fais de la musique. Ca se passe dans l’autre sens, ça part de moi pour entrer dans la machine. Dans mon salon c’est devenu beaucoup plus occasionnel. Non, c’est vraiment dans ma voiture.


Y a t-il des moments où tu arrêtes d’écouter de la musique parce que ce n’est pas le moment?


En général quand j’enregistre la musique d’Orwell, j’essaie de ne pas me faire influencer même si c’est inévitable.

Si j’écoute beaucoup de musique pendant que j’enregistre, je sais que je vais reproduire des trucs inconsciemment. Autant que faire se peut, j’essaie que ça vienne de moi alors je préfère ne pas écouter de musique pendant que j’en produis.


Et une fois que tu as fini, est-ce que tu te rattrapes?


Oui, et avec beaucoup de plaisir! Il y a une période où je réécoute beaucoup ce que j’ai produit, jusqu’à en saturer complètement, au moment où on peut encore retoucher, remixer. Après je suis complètement dégoûté par ce que j’ai fait et j’écoute à nouveau d’autres disques.


Existe-il un disque que tu aimerais apprécier mais que tu n’arrives pas à écouter en entier?


Oui, The Dø (rires). Parce que c’est un groupe dont tout le monde parle. « Envie d’aimer » est un peu fort. Je pensais me laisser séduire. Ca n’a rien à voir avec le battage médiatique qu’il y a autour mais je trouve qu’il y a chez eux quelque chose de très artificiel.

Je crois que je suis un peu un conservateur mais j’essaie de me corriger. J’ai tendance à revenir toujours vers les mêmes schémas quand je fais de la musique, trouver quelque chose qui correspond à mon idée de ce qu’est une belle chanson.

Quelquefois j’aime bien me faire surprendre. Par exemple j’étais heureux d’apprécier le dernier single de Vanessa Paradis (« Dès que j’te vois ») en l’écoutant à la radio. J’étais le premier étonné de trouver ça bien. C’est un beau morceau pop dans le sens noble du terme, un morceau que peuvent aimer des ados, des parents, des gens qui écoutent la radio comme ça. J’aimerais me laisser séduire par des choses un peu moins nobles que ce dont les musiciens parlent dans les interviews. Je pense que c’est bien aussi d’être un peu décontracté.


Quelles sont tes paroles de chansons préférées?


Ce sont en général des choses que je me sens incapable d’écrire. C’est dur d’écrire de bons textes. Je n’ai pas trop d’ancrages dans la véritable chanson française. Même si je suis très admiratif de Brel et compagnie, ce n’est pas vraiment mon univers.

Il y a une dizaine années, à l’époque où j’ai commencé à essayer d’écrire en français, j’essayais de trouver un truc qui me corresponde. Un jour j’ai entendu à la radio un morceau qui s’appelait « La nacelle » et je ne comprenais pas du tout de quoi ça parlait, des paroles très bizarres sur une mélodie très naïve. J’ai essayé d’écrire dans cet esprit mais ça n’a pas duré longtemps. Le hasard a fait que nous avons collaboré avec ce chanteur, Hugo Chastanet, sur son deuxième album, huit ans après le premier. Il a réussi à trouver un champ lexical qui lui est propre dans la langue française, dans un cadre pop qui fait référence à la pop anglo-saxonne. C’est très fort.

Pour le français je suis toujours complètement abasourdi par « La nuit je mens » de Bashung. C ‘est tellement évocateur sans rien dire. Je préfère les textes qui évoquent plutôt que les textes qui parlent. Voilà pourquoi je n’aime pas trop la chanson française, je trouve que ça dit trop.

Dans la musique anglo-saxonne il y a beaucoup de paroles que j’aime beaucoup notamment celles de Hal David le collaborateur de Burt Bacharach qui a co-signé toutes les chansons, des choses très simples dites de façon très limpide et très sensible.


Quel est ton moment musical préféré dans un film?


Une combinaison d’histoire, d’images et de musique que j’ai vraiment beaucoup aimée: « Bienvenue à Gattaca », un film d’anticipation réussi, c’est rare de nos jours, avec une musique de Michael Nyman, un compositeur anglais. C’est une musique très romantique dont la poésie colle parfaitement au film.

J’aime également beaucoup les compositeurs des années soixante soixante-dix. John Barry en Angleterre, François de Roubaix, des compositeurs européens. C’était l’univers sonore de mon enfance parce que je regardais beaucoup la télé et toutes les émissions de télé et même les films de l’époque étaient illustrés musicalement par de grandioses compositeurs, même les émissions pour enfants. Ca fait presque partie de mon patrimoine génétique. Je me souviens du générique épatant de « L’île mystérieuse » avec des voix de nymphes.

A cette époque à la télé il y avait d’excellents génériques et bandes originales.


Un compositeur classique préféré?


Mes connaissances en classique ne sont pas très vastes mais j’ai une attirance pour les compositeurs du début du vingtième siècle, Fauré, Satie, Debussy. Leur musique est toujours assez épurée et on y retrouve une notion de la mélodie qui annonce ce qui se fera plus tard dans la musique populaire. Je réserve pour mes vieux jours les moments où j’écouterai plus de musique classique.


Si tu pouvais vivre une journée dans la peau d’un autre?


Ce serait quelqu’un que j’apprécie. Une journée dans la peau de quelqu’un de très vieux et de très brillant… une journée dans la peau d’Axel Kahn… je cultive le regret de pas m’être intéressé aux sciences qui m’ont pourtant toujours attiré, c’est un domaine qui me fascine. Mais ce n’est pas très glamour. Disons plutôt… allez, Paris Hilton…


Ton super héros préféré?


Difficile… Quand j’étais plus jeune je pense que c’était Daredevil. Aujourd’hui j’ai une attirance particulière pour Spiderman parce que les films sont particulièrement réussis, en tout cas les deux premiers.


Ton monstre préféré?


Ce n’est pas un monstre mais il a quelque chose de monstrueux: c’est le Capitaine Nemo ou le Capitaine Achab. Enfin, une personne obsédée par quelque chose qui va la mener à sa perte, dont l’obsession fait jaillir la cruauté, quelqu’un de très attirant et de très repoussant à la fois.


Qu’as tu appris récemment?


Que je savais voter. J’ai voté pour la première fois à l’élection présidentielle.


le site du groupe Orwell

Ne pas manquer deux clips, « Toutes les nouvelles parlent d’hier » où le groupe se met en scène en reproduisant des pochettes d’album célèbres, (combien en reconnaîtrez-vous?) et « Elémentaire », le plus récent, où défile une série assez réjouissante d’apprentis musiciens de genres divers et variés qui s’amusent sous les paillettes.


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