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interviews, conversations



L’histoire du “supergroupe” Centenaire, comme un itinéraire bis inventé par quatre garçons en vacances de leurs projets respectifs: Damien (My Jazzy Child), Aurélien, Axel (Orval Carlos Sibelius), puis Stéphane (Domotic), des caractères et des musiciens bien différents, ont commencé à répéter ensemble et ont su s’entendre jusqu’à enregistrer un disque, un genre d’heureux accident dans une pochette ornée d’un sanglier bardé de flèches, essayant de semer ses poursuivants.

Dans la logique des événements (on pourrait dire aussi la logique d’evenement, label singulier de musiques électroniques où écouter d’anciens travaux) ils sont partis en tournée ce printemps pour une série de concerts, pour voyager dans la joie, réinventer leur musique chaque soir suivant l’endroit, les gens, l’atmosphère de la soirée. Sur scène ils bougent régulièrement, échangent leurs places en enjambant avec soin les multiples instruments (dont le charango).

Une alchimie sonore en mouvement, parfois bruyante, parfois brouillonne, assez passionnante, qui prouve une fois encore que la guitare électrique et le violoncelle ont des tas de choses à se dire.


Comment s’est passée la tournée? Étaient-ce vos premiers concerts en Italie?


Avec Centenaire oui. C’était bien, le jour de la fête nationale on était à Florence.

Stéphane : On a joué à Grenoble dans un appartement, une maison un peu dans la montagne avec une superbe vue, à Strasbourg avec le label Herzfeld hier soir c’était bien et ce soir aussi, même s’il n’y avait pas grand monde. On n’est pas très connu.


Vous disiez dans une interview avoir commencé avec des instruments acoustiques, pourquoi?


C’est pragmatique.

Damien : Au début on était trois. On fait tous des projets solo. Le mien s’appelle My Jazzy Child. On m’a proposé un concert à Londres en avril 2006, la première partie d’Akron Family. J’ai dit oui et j’ai demandé à Axel et Aurélien de jouer avec moi. Finalement ça ne s’est pas fait mais très rapidement on a fait des nouveaux morceaux et on a décidé de faire un groupe. On a enregistré sur disque une première mouture à trois vraiment plus acoustique. Puis Stéphane est venu dans le groupe.

Stéphane : C’est comme un cycle. On a fait pas mal de musique électronique à la fin des années 90 et au début des années 2000. Après il y a eu Arafight, un groupe plus rock plus électrique. On avait envie de changer, on aime bien la nouveauté. Je venais de m’acheter un violoncelle et je m’amusais beaucoup avec.

Damien : Axel s’est acheté une guitare 12 cordes, on avait un charango.

On a décidé de faire de la musique avec ces instruments-là plutôt que de composer les chansons et de dire « bon alors comment on va les jouer ».

Aurélien : Comme on habite à Paris c’est important de pouvoir répéter chez nous dans le salon sans être obligé d’aller dans un studio de répète ou une cave et galérer.

Damien : Quand Stéphane est arrivé on a commencé à utiliser l’orgue et la batterie, la guitare électrique aussi. On a fait plus de concerts sur scène avec une envie de faire des trucs plus rock.

Pour résumer on aime les instruments, on se laisse porter quand on joue et quand c’est bien on garde sans se poser la question de jouer en acoustique ou pas.


En quoi le travail avec Centenaire fait-il évoluer vos travaux personnels/ vos autres projets?


Stéphane : Moi ça me les a fait arrêter…

Axel : Moi je n’ai pas arrêté. Au contraire les trucs que je fais sont plus bruts. Répéter en appartement permet de répéter plus souvent, d’avoir un truc léger pour pouvoir faire des concerts chez les gens.

Damien : Quand on a une répète de Centenaire ou des concerts on a moins envie de bosser seul derrière l’ordinateur sur nos projets personnels, on fait des « pauses Centenaire » et ça nourrit les autres projets.

Stéphane : ça ne m’est pas arrivé encore. Pour moi Centenaire est démocratique. On compose tous ensemble et on garde une fraîcheur… On fait des choses qui nous dépassent un peu, qui nous échappent alors que tout seul derrière l’ordinateur tout ce qui sort de toi, c’est moins étonnant.


Comment avez vous appris la musique?


Stéphane : J’ai fait du violon quand j’étais petit mais j’ai arrêté parce que je n’aimais pas les concours. Ensuite, Nirvana, le grunge…

Aurélien : On a fait tous les trois un peu de conservatoire mais à huit ans on a arrêté parce qu’on était dégoûté. J’ai fait du jazz dans une école de jazz. Pour le reste, je suis autodidacte.

Damien : Moi j’ai monté plein de groupes. Un qui s’appelait New Kids. J’étais un peu jaloux des New Kids on the Block qui avaient piqué le nom. En quatrième on a monté un premier groupe avec un pote qui avait acheté une guitare, un autre une batterie, moi une basse. On faisait des reprises de Dire Straits. J’ai commencé à écouter les Beatles et moins Dire Straits. Après j’ai essayé d’avancer.


D’où viennent les instruments ? Lequel est votre préféré?


Axel : La guitare!

Damien : Les parents d’Axel sont allés au Pérou et lui ont offert un charango. Il l’a amené dans le groupe.

Axel : Et depuis je ne l’ai plus jamais touché…

Aurélien : Au début de Centenaire chacun amenait des instruments. Je suis arrivé avec un violoncelle, un instrument atypique pour jouer du folk ou du rock. Je l’avais depuis deux mois. C’était tout neuf.

Damien : On avait un xylophone.

Stéphane : Et le steel drum que mes parents ont ramené de vacances il y a quinze ans. Je ne l’avais jamais utilisé. On est assez passionné par les instruments. On achète sur Ebay quand on peut. Si on avait plus d’argent on aurait une clarinette basse, un vibraphone…


Quels morceaux d’autres artistes aimez vous jouer?


Damien : On a essayé une version un peu krautrock d’ « Oscillations » de Silver Apples à un concert mais c’était un peu raté. Peut-être que ce serait mieux maintenant avec les autres instruments.

Sinon on a un medley de tubes dance des années 90 qui sont tous sur les deux mêmes accords.

Aurélien : On a une sorte de créativité en chanson française. Étant donné qu’on n’aime pas vraiment ça on joue un peu n’importe quoi, Axel chante des paroles complètement idiotes que je trouve super drôles. Je suis fan.

Damien : Les vraies reprises c’est difficile. Il faut déjà trouver le morceau qui soit génial en soi, trouver la possibilité de le reprendre sans en faire quelque chose de moins bien.

Trouver l’axe.

Aurélien : Et il faut trouver une chanson qui plaise aux quatre. C’est assez difficile.

Damien : Les reprises restent un exercice de style. Si on veut bien le faire ça prend du temps. On préfère bosser nos morceaux.


Quel est le meilleur endroit / le meilleur moment pour écouter de la musique?


Axel : Le soir dans mon lit avec un casque, j’écoute de la musique planante des années 70.

Stéphane : Le train c’est pas mal.

Damien : J’ai deux types d’écoute. J’aime bien écouter les chansons pendant que je fais quelque chose d’autre. Je conduis, je bricole chez moi, ou au walkman dans la rue. Pour le jazz, la musique contemporaine ou électronique je prends mon temps, c’est plutôt le soir. En concert aussi. Dernièrement les meilleurs moments musicaux que j’ai passés étaient en concert et j’en ai vus beaucoup. Quand tu es un peu jaloux du groupe que tu vois, c’est bien.

Aurélien : Dans ma voiture. A part ça je n’écoute pas beaucoup de musique.

Stéphane : Il y a aussi des claques musicales qui arrivent quand tu prends un apéro avec quelqu’un. Un morceau arrive et tout le monde arrête de parler pour écouter le morceau.


Le disque le plus « dérangeant » que vous possédiez?


Stéphane : The Residents, « Third reich and roll ». Ils ne sont pas nazis du tout, leur disque n’est pas nazi mais quand je le fais écouter à des gens toute la pochette est orientée sur Hitler. C’est une sorte de parabole sur ce type-là, à chaque fois les gens réagissent.

Aurélien : L5… J’aime bien Popstar alors quand l’album est sorti je suis allé télécharger l’album…

Damien : ça peut être dérangeant de différentes façons, par exemple de la musique expérimentale japonaise hyper extrême… Le truc le plus effrayant et violent que j’aie écouté est un groupe canadien de black metal qui s’appelle Revenge, avec des voix de sangliers.


Le disque le plus « apaisant »?


Stéphane : Un disque pas connu du tout de Lakeside avec qui on a joué quand je suis allé au Japon. C’est de la musique acoustique, mélodica, guitare, piano un peu désaccordé.

Sur le disque quelqu’un a écrit une note et raconte qu’il a eu une crise un peu psychotique. Il était à l’hôpital sous médicaments et ce disque-là était la seule chose qui l’apaisait. A chaque fois il me met dans un état spécial. Je ne sais pas pourquoi parce que leur musique n’est pas exceptionnelle, plutôt assez répétitive mais elle a un effet physiologique sur moi.

Damien : Je choisirais mes disques de chevet. Ceux que j’écoute quand je suis en forme ou un peu mollasson, et que je me réapproprie à chaque fois. Morton Feldman, ou Moondog. Steve Reich, Mississippi John Hurt.

Aurélien : Bill Evans, Miles Davis, les années 60, des standards…


Un disque d’adolescence que vous réécoutez encore régulièrement ?


Stéphane : Le premier album de Weezer.

Damien : Le Velvet, Sonic Youth.

Axel : Tous les groupes de musique progressive que j’écoutais quand j’étais ado, Genesis, Yes, King Crimson, Pink Floyd. Après j’ai plus écouté du rock indé ou de l’électronique. Avec Centenaire, à force de voir ressortir ce type d’harmonies un peu médiévales, fusion, j’ai réécouté tout ça et j’ai vu que cette musique était tout de même valable malgré les solos de guitare et les démonstrations techniques. Si cette musique m’a touché quand j’avais quinze ans c’est qu’elle avait un truc…


Des paroles de chanson qui vous ont spécialement marqués ?


Axel : Quand j’écoutais du rock indé, oui, parce que dans le rock progressif on entend un blabla mystico new age, « nous sommes du soleil etc… ». Ensuite j’ai écouté les Smiths. J’ai découvert tard mais je trouvais les paroles vraiment marrantes.

Stéphane : Pavement, ce coté assez libre des associations de mots.

Aurélien : Plutôt des français, Dick Annegarn ou Dominique A.

Damien : Quand je chante en anglais j’essaie de faire des paroles assez simples. Je ne raconte pas une histoire, je pose les bases, je creuse une thématique sans tout expliquer.

On a un groupe plutôt instrumental, la voix n’est pas omniprésente. Je dirais que la narration passe au trois-quarts par les instruments ou pour un quart par la voix.


Qu’écoutez-vous pendant les trajets en tournée?


Aurélien : Chacun amène ses trucs. Si les autres n’aiment pas il pourra quand même le mettre au moins une fois. moi j’aime écouter Serge Gainsbourg, Tom Waits. Il y aussi des consensus. Tout le monde va aimer Coltrane, Fela, les Beatles, le Velvet, Pink Floyd. C’est un bon moyen de faire découvrir des disques.

Axel : Le bruit de la caisse fait quand même que tu n’entends pas la moitié des sons.

Stéphane : C’est amusant de préparer les disques avant de partir, d’essayer d’anticiper ce qui va bien passer. La dernière fois j’avais pris « Revolver » des Beatles, en « stereo extrême » et on n’entendait pas bien du tout. Alors cette fois-ci j’ai pris des albums en mono. Aurélien : Ce sont de bonnes conditions d’écoute parce que tu n’as rien à faire tu regardes le paysage. Mais au niveau de l’écoute il manque plein de détails. Quand tu connais le disque que tu veux faire écouter aux autres, tu te dis « on n’entend pas la basse à cause de la clim’ !».

Axel : Finalement on se rejoint tous sur Radio Nostalgie.

On se fait des petits shots. On peut chanter, on est tombé récemment sur une chanson de Reggiani avec des paroles super tristes, « la femme qui est dans mon lit n’a plus vingt ans depuis longtemps »…


Quelle serait une journée idéale et parfaite pour vous?


Aurélien : Je ne crois pas que la journée parfaite existe.

Axel : Moi j’en ai une. Un souvenir de vacances avec ma copine au Guatemala. On est arrivé avec nos sacs à dos dans une super crique sous un super soleil, un peu crevé du voyage. On est tombé sur un vieux hippie, un ancien fan du Grateful Dead qui nous a fait fumer son herbe. Ensuite on est allé se baigner, on flottait dans un décor paradisiaque.

Stéphane : L’autre jour en quittant Florence, c’était pas mal en terme de perfection. On est partis de Florence à midi, on est allé faire des courses pour faire un pique nique à coté d’un très beau lac. Puis on est arrivé à la salle dans une ville assez petite. Les mecs étaient très sympas, on a rencontré plein de fans qui nous parlaient de nos chansons, une ambiance « un peu bourré mais c’est pas grave ».


Votre monstre préféré?


Aurélien : Le Cauchemarrant, un monstre dans un album de Franquin.

Stéphane : Je ne suis pas très monstre. Ou alors les monstres dessinés par un copain qui s’appelle Shoboshobo.

Axel : Les monstres de Lovecraft, qui sont indescriptibles. On les imagine dans sa tête.


Votre super héros préféré?


Damien : Jimmy Corrigan dans le livre de Chris Ware. Et Rorschach, un des personnages des Watchmen, ça s’appelle « les gardiens du Temps » en français.

Aurélien : Gaston.


Qu’avez-vous appris aujourd’hui? récemment? pendant la tournée?


Axel : Hier à Strasbourg on a appris plein de choses sur les lois spéciales à l’Alsace. Le pain blanc par exemple, les boulangers qui faisaient du pain noir n’avaient pas le droit de faire du pain blanc et vice versa. Un boulanger qui venait de l’intérieur qui a commencé à faire du pain blanc le dimanche. Tout le monde faisait la queue devant chez lui et les autres boulangers ont décidé de le faire aussi.

Damien : On a appris à jouer plus fort.

En Italie devant 40 personnes motivées, on a joué plus fort que le lendemain, à Grenoble, en concert dans une maison. C’était beaucoup plus calme, ils avaient invité leurs voisins. Ça leur a plu. Une petite voisine de neuf ans a proposé de faire un concert avec Aurélien, clarinette piano, un petit impromptu. Le lendemain à Strasbourg c’était un concert plus rock on a joué à nouveau plus fort.


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