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interviews, conversations


Sur la page myspace de Poney Club, on peut lire que le quatuor joue dans la catégorie « petite musique de chambre électrique débridée », mais pour en repousser immédiatement les murs, car cet album Tighter Than A Tick s’inspire d’un livre de l’écrivain américain Rick Bass, retiré à l’extrême nord-ouest du Montana, engagé pour la protection de la nature : The Sky, The Stars, The Wilderness.

Guitare et violoncelle, batterie, trombone et effets spaciaux : on pense à Explosions In The Sky. La guitare d’October rappelle furieusement le Johnny Marr de Some Girls Are Bigger Than Others. Les morceaux se déroulent, dévoilent des ruptures de tons et de rythme, des explorations « free » ou post-rock. Parfois, magiquement, la musique, le tout, dépasse la somme des parties qui la composent. Il y a là plus qu’on ne saurait dire. Il faudrait écouter Tigher Than A Tick en randonnée dans un paysage naturel majestueux, ceux-là même qui laissent sans voix. Il s’y raconte la fougue et la ferveur de ceux qui parcourent le plancher des vaches avec le courage des oiseaux.


www.poney-club.org


www.myspace.com/poneyclubmusic


labelrangetachambre@gmail.com




L’album « Tighter than a tick » est inspiré d’un livre de Rick Bass intitulé The Sky, The Stars, The Wilderness. Pourriez-vous réexpliquer (encore ?) ce que ce livre a de spécial pour vous? Pourquoi vous a-t-il autant marqué?


Jérôme : On travaillait avec musique, danse et vidéo mais l’interaction entre les trois ne fonctionnait pas toujours sur scène. On a pensé que créer autour d’un thème commun apporterait de la cohérence. Un livre nous semblait approprié. The Sky, The Stars, The Wilderness répondait à nos attentes : un auteur vivant, engagé, un texte à la première personne, une unité de lieu, la nature… beaucoup de choses. On avait beaucoup aimé Dalva de Jim Harrison et cette nouvelle de Rick Bass résonnait un peu de la même façon. On n’avait pas encore perçu l’activisme de Rick Bass. Son passé de géologue m’intéressait. J’ai étudié la géologie, j’ai fait du forage, de la cartographie. Je suis venu à Rick Bass par Oil Notes, son premier livre.

Maryse : J’ai été marquée, gamine, de voir mon environnement se transformer. Je rêvais de forêts à la place d’immeubles, de routes, de centres commerciaux qui se construisaient. En lisant Rick Bass, je retrouve ces espaces protégés dont j’ai tant rêvé.

Cécile : Ce qu’il y a de bien, c’est que, dans ce livre proposé par Jérôme, chacun a pu y trouver un sens, une résonance personnelle.




Etes-vous déjà allé dans le Montana? Avez-vous près de chez vous un endroit où vous ressourcer?


Jérôme: En 2006, Cécile et moi, nous sommes allés dans le Montana et dans la vallée de Yaak. Le disque n’était pas encore enregistré mais nous avions les maquettes. Nous en avons déposé un exemplaire chez Rick Bass. Nous n’avons jamais eu de retour. J’ai envoyé le disque une fois fini, pas plus de réponse… Pour me ressourcer, je reste chez moi. Je suis entouré de bois et de champs. Sinon, je pars en randonnée, le plus souvent dans les Pyrénées centrales ou le Queyras quand je suis en France. Je redescends dans les vallées quand je n’ai plus rien à manger.

Dom : J’ai fait le vœu de ne jamais foutre les pieds aux Etats-Unis, certainement une histoire d’attraction-répulsion avec ce que j’aurais pu devenir si mes ancêtres avaient traversé l’Atlantique, avec cette culture qui nous influence plus que toute autre aujourd’hui. Je ne sais pas combien de temps je vais encore tenir mais découvrir Rick Bass m’a permis de comprendre des choses sur la vieille Europe. Je m’investis de plus en plus localement et je mets des mots sur mon malaise à côtoyer mes semblables, enrôlés dans le fléau de la propriété.

Maryse : Je n’ai pas encore mis les pieds dans le Montana, ni aux Etats Unis à part pour une escale à Atlanta en direction du Mexique. Mon dernier grand voyage était en Mongolie pour d’autres grands espaces, où j’ai aimé me sentir si petite, où la vue des quelques lignes électriques me conduisait à détourner le regard tellement j’aimerais voir ces espaces vierges le rester… Beaucoup de lieux où me ressourcer quotidiennement, et surtout les bords de Loire à toutes les saisons, puis l’errance à vélo ou à pied pour porter un autre regard à ce qui m’entoure…




Comment avez-vous appris la musique?


Jérôme: J’ai acheté une guitare à 20 ans, j’ai composé. Je n’ai jamais repiqué un solo, jamais fait de reprise.

Dom : J’ai acheté une guitare, puis une batterie. J’ai repiqué des solos et j’ai laissé tomber la guitare, j’ai fait des reprises jusqu’à ce que ça n’ai plus de sens et j’ai rencontré Jérôme, Cécile et Maryse.

Maryse : J’ai appris le violoncelle avec Marie-Claude Cauwel, une femme qui en plus de m’avoir fait aimer le violoncelle m’a ouvert les yeux sur le monde de l’art en général et pas seulement, passer l’aprèm’ gamin à jouer de la musique chez elle avec d’autres violoncellistes, à faire des gâteaux, à danser, s’amuser dans le jardin, voilà comment j’ai appris …

Cécile : J’ai appris de manière classique et scolaire soit en cours particulier (flûte à bec) soit en école de musique (hautbois, trombone).




Avez-vous les mêmes goûts musicaux?


Dom : Non, et c’est ce qui fait la couleur de la musique de Poney Club.

Jérôme : J’écoute surtout de la musique américaine. Du rock, du folk et du jazz période be-bop.

Maryse : On écoute des choses différentes, mais je pense qu’on s’est tous retrouvé sur des groupes comme Explosions In The Sky, Do Make Say Think par exemple.

Cécile : J’écoute plusieurs choses, souvent par périodes, en fait des musiques qui n’ont pas grand chose à voir avec le post rock dans lequel on nous catalogue souvent.




Comment a démarré Poney Club? Depuis combien de temps le groupe existe-il?


Jérôme : Nous avons commencé en 2001 en trio en réarrangeant des compositions que j’avais faites sur un 4 pistes puis en 2002, Maryse est arrivée au violoncelle.




Que faites-vous lorsque vous ne faites pas de musique?


Jérôme: Je travaille. Ces dernières années, je faisais du forage.

Dom : On travaille tous, pour ma part je fais beaucoup de bénévolat dans le domaine de la musique près de chez moi.

Maryse : Je suis guide dans les châteaux, les villes de la vallée de la loire au contact de personnes très différentes. Je vais au ciné, au théâtre, et aux concerts, je pratique le tai chi… et Je voyage quand je peux.




Quels sont les disques de chevets de chacun, ces disques sur lesquels on sait pouvoir compter pour aller mieux en les écoutant?


Jérôme: “Is a Woman” de Lampchop, “Kind of Blue” de Miles Davis, “Chore of Enchantment” de Giant Sand.

Dom: “Standards” de Tortoise, “Japanese Whispers” de The Cure, “Een Rondje Holland” de Ex Orkest.

Maryse : The Ex « Turn »,Shannon Wright « Over the sun », quand j’ai besoin de me défouler…

Cécile : “No Such Place” de Jim White, “Roméo et Juliette” de Prokofiev, “Ah Um” de Mingus.




Que manque-t-il à votre bonheur?


Jérôme : Une Gibson ES125

Dom : Des gens qui réfléchissent, et non des calculateurs cyniques au pouvoir.

Maryse : Un compagnon de route…


Cécile : Du temps.




Si vous pouviez passer une journée dans la peau de quelqu’un d’autre, qui serait-ce?


Dom : John Malkovitch, dans l’autre moi.




Si on pouvait inventer quelque chose de nouveau spécialement pour vous, vous aimeriez quoi?


Dom : Un nouveau film documentaire du collectif de réalisateurs indépendants Sans Canal Fixe à Tours, sur lequel Poney Club serait invité à développer un live continuant la démarche déjà initiée cette année sur les images d’archive : un concert-ciné.

Cécile : Un ordinateur, relié à mon cerveau et branché à des instruments de musique, qui me permettrait d’en jouer uniquement par la pensée.




Pourriez-vous faire une liste de 5 personnes réelles ou fictives qui vous ont beaucoup appris?

Jérôme : Pour ma part, c’est un peu tôt pour répondre à cette question.

Cécile : Mes professeurs de hautbois et trombone, mes 3 grands-parents.




Votre monstre préféré?


Jérôme, Dom, Maryse: Totoro

Cécile : Dracula, si c’est un monstre.




Votre super héros préféré?


Dom : Peter Parker

Maryse : Ah si je pouvais m’envoler comme dans Cat’s eyes…

Cécile : Batman




Qu’aimeriez-vous apprendre à faire ces prochains mois, ces prochaines années?


Jérôme : Savoir monter une charpente

Dom : Enfin savoir bricoler le son

Maryse : Chanter en jouant du cello

Cécile : Aller au bout de mes projets




J’aime bien les jeux de mots idiots, les proverbes bizarres, vous en auriez un à partager?


Jérôme : “Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir mal léché”, ça doit être de Timothy Treadwell ?

Dom : Expression percheronne pour les propos exubérants d’une personne : “il ne se mouche pas le coude avec une saucisse…”

Maryse : « It’s raining cats and dogs »

Cécile : “Si tu peux faire une chose … fais-en une autre”


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