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interviews, conversations


Drôle de disque dont la pochette anonyme présente un jeune homme échoué sur une branche. Sans savoir d’où il est tombé, on a envie de lui dire en anglais « I fall for you », tellement Boris Kohlmayer, alias Lauter, entouré d’amis doués, a réussi un formidable premier cd de « The age of reason », avant de se lâcher quelque peu sur le cd 2. On y repère, le temps de quelques mesures, les échos de disques écoutés de près, de musique folk américaine ou de rock froid britannique, et bien d’autres encore, juste évoqués, aussitôt réinventés. Sur scène, accompagné d’une simple guitare sèche, ou au piano, le musicien dont la voix grave étonne, démontre son talent mélodique et réunit rock expansif et musiques pensives.




http://www.myspace.com/_lauter


http://www.hrzfld.com/


www.clappingmusic.com




Ton album est intitulé The Age of Reason. L’âge de raison, c’est plutôt enviable ou à éviter?


Justement c’est la grande question. Je ne saurais répondre. Pour moi c’était quelque chose qui marquait la fin de l’adolescence, c’est triste et même temps c’est quelque chose d’enviable je crois. Je ne sais pas quand j’atteindrai l’âge de raison ou si j’y suis déjà.




Peux-tu dire où a été prise la photo de la pochette?


J’ai vu le travail de la photographe Emmeline de Mooij qui prend souvent ses modèles dans la nature, sous des sacs poubelle… Je ne me sentais pas top model mais voilà, de voir déposer des corps dans des lieux, comme ça, m’avait beaucoup plu. Cette photo a été prise par Angélique Verbeeck dans les Pyrénées orientales l’été 2008.




Les paroles sont dans le livret, elles ont donc une importance certaine pour toi. Qui est le ‘je’ dans les textes? Toujours le même?


In Our Heads est une histoire qui part de la nouvelle « Matin Brun », de Franck Pavloff. Freedom is Terror est inspiré d’un passage de « La mort dans l’âme » de Sartre et That’s The Way Out mêle des souvenirs personnels à des extraits du film « Adresse inconnue » de Kim Ki Duk. Sinon je m’implique toujours dans ce que je chante. Le « je » me concerne beaucoup. The Age of Reason c’est aussi « L’âge de raison » de Sartre qui m’avait marqué au lycée.




Un premier souvenir musical marquant?


Benny B (rires). Ma soeur était assez baba cool quand j’étais petit, elle écoutait les Stones, Uriah Heep, Renaud, Téléphone. Ca m’a forcément marqué. Ensuite, les premières reprises qu’on fait au lycée, Téléphone et surtout Led Zeppelin…




Ce soir tu n’as pas joué de Téléphone mais plutôt Decades de Joy Division au piano.


C’était la première fois. Je ne la joue jamais au piano et du coup je me concentrais un peu trop sur mes doigts. J’ai sauté la dernière phrase du premier couplet. Ça m’a fait du mal, vraiment.




Des pans de musique non encore écoutée à écouter bientôt?


Oh oui, je n’ai pas encore écouté beaucoup de musique classique et en même temps je ne suis pas pressé. Pas mal de groupes de pop anglaise dont les gens me parlent souvent. Renaud (du label Herzfeld) parle souvent des Pastels, que je ne connais pas du tout et j’écouterai bientôt. Il y a tout un affect qui se crée avec les groupes que tu écoutes au lycée, moi c’était le grunge à l’époque. Je ne connais pas grand chose non plus dans le domaine des musiques électroniques.




Qu’écoutes-tu sur la route?


Là en tournée, The Healthy Boy ressort toutes ses cassettes de lycée. On a le même âge, il y a du grunge, du post rock, c’est plutôt 90’s : Tortoise, Palace, Dinosaur Jr…




Que fais-tu quand tu ne fais pas de musique?


Je suis en vacances, je dors, j’aime beaucoup faire la cuisine.




En musique ou sans musique?


Oh sans… le bruit des casseroles.




A quelle époque aurais-tu aimé vivre? La chanson That’s Rock’n'roll parle de naître dans les années 50.


Maintenant… Non pas maintenant ce n’est pas vrai. Dans les années 50 c’est vraiment ça. J’imagine l’âge d’or du rock’n'roll, les groupes mythiques.




Si on te proposait d’inventer quelque chose spécialement pour toi, que demanderais-tu?


Une machine qui fasse que je puisse dîner tous les soirs avec quelqu’un de différent, quelqu’un qui m’a inspiré, une star du rock’n'roll, un écrivain. Un restaurant où l’hôte serait toujours différent.




Si tu pouvais passer une journée dans la peau de quelqu’un d’autre?


J’aimerais bien me voir. C’est bizarre ce que je vais dire. Être dans la peau de ma copine, voir un peu comment je me comporte, comment je suis, si je suis supportable…




Ton monstre préféré?


Je ne suis pas fan de monstres. J’aime bien mon père quand même!




Ton super héros préféré?


Supermurgeman (de Mathieu Sapin, éd. les requins marteaux)




Aurais-tu pour finir un jeu de mots idiot, une blague à partager avec nous?


Kopf’tami noramol, c’est une interjection alsacienne qui veut dire à peu près putain bordel. Je ne sais pas comment ça s’écrit.


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