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interviews, conversations


L’avenir de la musique indépendante semble appartenir aux couche-tard, aux cools cats et aux underdogs. Le label Chez Kito Kat a très bien choisi son nom, et pas seulement parce que pour plaisanter, les musiciens de passage sont invités à loger « chez Kito », le félin de la maison.


La petite entreprise férue d’indépendance vient de fêter ses 5 ans et affiche un beau catalogue, électro, hip-hop, folk, pop, des disques aux pochettes soignées, cousues à la main. A lire l’interview, on comprendra que c’est l’histoire d’une amitié de longue date, d’heureuses rencontres où on se reconnait entre passionnés, d’une petite structure où chacun met la main à la pâte sans fil à la patte, d’une tribu informelle qui carbure au coup de coeur.


Souhaitons aux trois membres du bureau de garder longtemps l’oreille curieuse sur un territoire musical en expansion.






Le tout nouveau site du label


Écouter les compilations Kito Sounds sur Bandcamp




Le teaser de l’album de Alone With King Kong - en interview ici - dernière sortie en date. Une série d’instantanés illustre les étapes de la fabrication d’un disque.





Merci à la Kito crew d’avoir joué le jeu des réponses en détail.


Comment êtes-vous venus à la musique ? Ou la musique à vous ?


Salima : Je me suis mise à écrire des textes vers 14 ans que je posais en a cappella avec des copines. On reprenait les paroles de Madonna, de Depeche Mode, A-HA (des cassettes qui appartenaient à mes grands frères)… On se regardait dans le miroir pour voir si on était chouette. Comme toutes les adolescentes. A 16 ans, avec la rencontre de Samuel, écrire des textes était devenu le rituel du weekend, je posais sur des instrus qu’il faisait tourner sur sa platine. Mon premier rendez-vous en amoureux en 1996 c’était un concert de Hip-Hop à Hagondange, pour voir un groupe de Borny, RAC.


Samuel : Si je devais remercier mon père pour une seule chose, c’est bien de m’avoir fait baigner enfant dans les morceaux les plus expérimentaux et barrés de Pink Floyd, tu sais, ceux des albums sortis avant que le groupe se penche sur les formats radio (Ummagumma, Meddle, Atom Heart Mother, More…) Ces disques tournaient à longueur de journée à la maison. Mon père aurait pu être fan de disco, de Dalida ou encore de Johnny. La donne n’aurait certainement pas été la même, je pense… Je l’ai échappé belle.

En fait j’ai grandi dans une famille de musiciens du coté paternel. Mon père, en plus d’être le seul non hippie des années 60 fan de Pink Floyd, était aussi trompettiste de formation. J’ai moi-même fait du solfège pendant quelques années étant jeune. Mais le coté “obligatoire” des cours m’a fait décrocher au bout de quelques années.

À 13 ans, mes parents se sont séparés et j’ai récupéré le stock de vinyles de mon père. J’ai commencé à ranger les disques par style, les classer, les collectionner. Et de fil en aiguille j’ai commencé à compiler ces disques pour des mixtapes que je distribuais à des potes. J’ai acheté mes premiers disques, du rap pour l’essentiel. Je me rappelle quand j’étais en 3ème, tout le “Rombas Hip Hop” du collège venait se fournir à la maison en son. La dernière étape a été à 17 piges, l’achat de mon premier sampler qui m’a fait passer du coté de la production d’instrus de Hip Hop.


Christophe : S’il y avait un disque à retenir dans la discothèque de mes parents c’est celui de Kraftwerk, Radioactivity qui était dans les charts l’année précédent ma naissance. Ce type de sonorité a vraiment été le point de départ de la construction de ma culture musicale. J’ai bassiné mes parents pour avoir un synthé lorsque j’avais 9 ans, un Farfisa avec une boite à rythme intégrée. Cela m’a poussé à prendre des cours de solfège et de piano afin d’avoir les bases qui m’ont permis de composer mes premiers morceaux. Fasciné par la musique électronique, je me suis enrichi de ce qu’écoutaient mes amis : Joy Division, The Cure, Depeche Mode, Sonic Youth, puis toute la vague electro des années 90. Premiers vinyles achetés, les platines quelques mois plus tard puis j’ai écumé quelques clubs et soirées comme DJ. Parallèlement j’ai joué dans des groupes, m’ouvrant ainsi à d’autres styles et d’autres influences, acheté mes premiers synthés analogiques jusqu’à aujourd’hui où je produis sous le nom de Mr Bios et aussi avec Salima et Samuel dans Beat for Sale ou encore Komparce.



Etes-vous des collectionneurs ? De quoi ?


Salima : Je ne collectionne pas, j’achète des disques au coup de cœur, surtout après un concert en live quand le groupe m’a fait vibrer. Je dois avouer que c’est pratique de vivre avec un monomaniaque de la musique car je n’ai plus qu’à me servir sur les étagères.


Samuel : Comme je l’explique plus haut, je collectionne les disques. Enfin presque. Ce n’est pas vraiment formel, ni obsessionnel. Je ne suis pas fétichiste, et encore moins matérialiste. J’arrive à ne pas succomber à l’achat permanent de disques. J’arrive aussi à me raisonner. Surtout lorsque je vois le prix des disques en France.

Il y a tout de même un truc qui se passe lorsque j’ai un disque vinyle entre les mains, c’est comme une relation charnelle. Le toucher, la sensualité de la texture, l’esthétique du format, et le fait de le voir tourner. J’aime les disques, j’aime le Vinyle. Tout simplement. Les collectionner serait un gâchis, ils sont faits pour être écoutés.


Christophe : J’ai une passion pour le vinyle tout comme Samuel. C’est un peu comme un album photo, à chaque période de ma vie correspond un disque.

J’ai aussi pas mal de synthés et claviers analogiques. Je ne suis pas collectionneur mais c’est une passion presque viscérale, chaque instrument à un grain et un son particulier.



Avez-vous fait autre chose avant le label ? De la musique ? De la radio ? Des fanzines ?


Christophe : Comme expliqué précédemment j’ai joué dans quelques groupes et je faisais aussi occasionnellement quelques critiques et articles dans « Optik », un fanzine que l’on avait dans les années 90s avec des copains.


Samuel : Tu m’avais pas dis ça Christophe! Avec Salima, quand on était au Lycée, et ensuite à la fac, on passait des après midi à faire du son, à en écouter. Les premiers cadeaux d’amoureux que je lui faisais, c’était des mix tapes préparées spécialement pour elle. Numérotées, compilées par style. Puis on est venu à faire du son ensemble, tout naturellement. Elle rappait, je bricolais des instrus. Donc oui, on a fait de la musique bien avant le label. Mais sans grandes ambitions. J’ai vraiment commencé à me produire en live à 25 piges. Merci d’ailleurs à Florian Schall pour ça.


Salima : Oui, ces mixtapes! Quel bonheur. Après ces quelques balbutiements, je me suis mise en stand by d’écriture pour me consacrer entièrement à mes études, à mes examens et mon concours de professeur. Une fois, mes études terminées, je me suis consacrée à l’organisation de concerts sur Metz pour notre association et j’ai suivi de très près la production musicale de Samuel. Et en 2009, je me suis remise au chant avec notre groupe qui inclut aussi Christophe, Beat For Sale.



Pourriez-vous citer un disque injustement méconnu, pour faire reculer l’injustice ?


Samuel : Le premier EP de MR BIOS. Il faut que ce disque tourne, bon sang de bon sang !!





Quelles sont vos paroles de chansons préférées de tous les temps ? Ou quelques mesures dans un morceau instrumental ?


Salima : Bizarrement, j’ai toujours du mal à retenir les paroles de chansons… Sans réfléchir me vient à l’esprit « Le Laid » d’Oxmo Puccino, car je me retrouve dans ce texte qui me rappelle ma jeunesse.


Samuel : Le texte de “Ces gens-là“, comme d’ailleurs la quasi totalité des textes de Jacques Brel, me touche vraiment. Je ne l’explique pas, ces textes sentent juste bon la vraie vie des gens.

Et ce morceau de La Rumeur, “Le cuir usé d’une valise“, c’est un peu l’histoire des immigrés en France, l’histoire qu’ont vécue aussi mes grands parents…


Christophe : Si je devais retenir un morceau, “A life (1895-1915)” de Mark Hollis, cela peut paraître assez éloigné des mes influences mais ce morceau m’a profondément marqué.



De quel disque êtes-vous le plus fier ?


Samuel : Tous!


Salima : Tout ceux que j’ai cousus, pliés, découpés, classés ou auxquels j’ai pu participer.



Qu’est-ce qui a changé entre les débuts du label et aujourd’hui ?


Christophe : J’ai appris à me servir de Dreamweaver et de Photoshop !


Samuel : J’ai moins de frisettes sur la tête.


Salima : Franchement… le manque de place et de rangement dans notre appartement. Nous n’avons plus de salon! C’est devenu un atelier au bordel sans nom. On ne va pas s’en plaindre car c’est notre façon à nous d’être productif. Mais… vivement une plus grande pièce!



Quel est le mode de fonctionnement du label ? Est-ce que vous avez mis par écrit cla distribution des rôles, ou est-ce que tout se fait « naturellement » ?


Samuel : Au sein du label, la distribution des tâches se fait naturellement. Chacun fait ce qu’il peut en fonction de ses disponibilités, de son temps libre. Personne n’impose rien. J’ai un peu plus de temps à consacrer au label car je travaille à mi-temps. Mais chacun de nous trois est indispensable au bon fonctionnement de la structure. Christophe a par exemple entièrement refait le site en octobre, et Salima coud toutes les pochettes, s’occupe des tâches administratives. Je suis fier de cette équipe et heureux de voir que tout vient naturellement pour chacun de nous.



Pourriez-vous définir le label en 3 mots ? En une phrase ?


Samuel : Trop dur, passe.


Christophe : Do It Yourself (facile).



Comment voyez-vous le futur du label dans l’idéal ?


Samuel : Le présent est déjà pas mal à gérer ! Disons que j’aimerais bien rajouter au catalogue CKK des références « jazz » et « electro minimale ». Pour le reste, on verra !


Salima : Pouvoir continuer tant que c’est possible.


Christophe : Entièrement d’accord avec Samuel en ce qui concerne le jazz et l’electro minimale, ce sont des influences communes et ce serait intéressant des sortir des disques dans ces lignées.



Un label modèle, que vous admirez pour sa ligne de conduite ou autre chose ? (à part Constellation?) un « patron » de label que vous admirez particulièrement ? Un héros underground ?


Samuel : Quitte à me répéter, j’admire vraiment le label de Chicago, Kranky records. Qualité, humilité, et longévité réunis dans la même structure. Que veux-tu de plus ? Sinon il y a pas mal de labels allemands, anglais ou canadiens, que j’apprécie surtout pour la ligne esthétique.

Mon héros Underground ? J’ai pas vraiment de héros dans le monde de la musique. Par contre il y a un type que j’admire à Montréal : le gars qui a monté le label Where Are My Records, Jean-François Rioux. En même temps que son label, il a géré pendant pas mal d’années le fanzine Emoragei, véritable bible de la musique indé là bas. Il s’efforce aussi d’organiser tout les ans à Montréal le festival indépendant Under The Snow, et a créé depuis 3 ans le premier salon annuel des labels indépendants de la ville. Il anime une émission radio très pointue aussi. Tout ça avec un fort handicap visuel. Si tu ajoutes que c’est le type le plus humble que je connaisse et un grand fan des Canadiens de Montréal, franchement, respect à lui. Il y a pas assez de Jean-François Rioux dans le monde de la musique.


Christophe : Il y a de nombreux labels que j’affectionne : Kranky, Thrill Jockey, Jazzland, Scape… des structures qui ont une véritable identité et qui produisent des artistes qui me touchent.



Que faites-vous quand vous n’écoutez pas ou ne faites pas de musique ?


Christophe : J’ai une activité professionnelle qui me prend beaucoup de temps, je bosse avec des jeunes sortis du système scolaire, un peu paumés. J’ai la chance de pouvoir faire un métier que j’aime. Passer du temps avec mes amis, c’est un peu ma seconde famille, essentiel pour garder un équilibre.


Salima : Je consacre beaucoup de temps à mon emploi de professeur. La réussite de mes élèves m’importe beaucoup. J’aime réaliser mes propres cours, activités, devoirs et les voyages scolaires en Europe. Je suis très investie dans mon établissement. Ensuite, je pratique beaucoup de sport, en outre du Roller Derby. J’ai un besoin immense de décharger mon stress quotidien comme tout le monde. Depuis juin 2011, j’ai été élue au poste d’interligue du club de roller derby afin d’organiser le calendrier sportif. Et si il me reste quelques minuscules minutes, je prends du plaisir à être avec les potes et partager un repas en famille, ça ressource!


Samuel : Mes semaines sont réglées au millimètre. Pas de temps mort. Je fais beaucoup de sport. Je joue au hockey sur glace depuis tout jeune. Je suis aussi coach et président de l’équipe de Roller Derby de Metz, ce qui me prend pas mal de temps. Enfin, deux jours par semaines je travaille dans un lycée (il faut bien payer son loyer). Voilà, si tu ajoutes à ça la gestion du label qui me prend 80% de mon temps, à coté je n’ai plus la place pour faire rien d’autre…D’ailleurs j’ai quelques potes qui commencent à franchement râler !!



Qui est votre super héros préféré ? Votre monstre préféré ?


Samuel : Mon super Héros préféré ? ALEXEI KOVALEV !! Un joueur de hockey russe.

Des monstres préférés, il n’y en a pas qu’un. Ils sont plusieurs. Ce sont les programmateurs des salles dites de musiques actuelles. Ils ne sont pas gentils avec les groupes locaux et les petites structures, ça vient peut-être du fait de leur position décisionnelle qui leur donne une impression de pouvoir maléfique tout puissant, mais je les aime bien quand même, car on arrive une fois par an à s’entendre pour créer une espèce de paix sociale sur une programmation. On devrait leur consacrer un Comics, ou une BD.


Salima : Homer Simpson. Depuis environ 1989, je regarde ces épisodes des Simpsons et je ris toujours autant. C’est fou!


Christophe : Stephan Derrick pour son charisme, idem pour le monstre.



Si un inventeur génial vous proposait de construire quelque chose spécialement pour vous, que demanderiez-vous ?


Samuel : Un synthétiseur analogique avec boite à rythme et délai à bande intégré assez léger pour rentrer dans une valise en plus de mes patins à glace. Soit moins de 23 kg en tout pour les vols transatlantiques.


Christophe : des synthés lyophilisés, je pourrai en prendre plus sur scène !



Si vous pouviez passer une journée dans la peau de quelqu’un d’autre, qui seriez-vous ?


Salima : Catwoman.


Christophe : pour le coté geek Moss dans la série The IT Crowd.


Samuel : Ahah, Moss !! moi je dirais ALEXEI KOVALEV, un soir de finale de coupe Stanley !!



Qu’avez-vous appris aujourd’hui / récemment ?


Christophe : Que mon voisin de bureau me pique des trombones.


Samuel : Aujourd’hui j’ai appris qu’il ne faut plus utiliser les lasagnes P*nzani. La mauvaise surprise de mon repas ce midi. J’utilise toujours les B*rilla d’habitude ou des pâtes fraîches. Les P*nzani sont vraiment plus épaisses et deviennent farineuses quand elles cuisent dans la sauce. Beurk!


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