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interviews, conversations

Il y a ceux qui écrivent, et il y a ceux qui dessinent et qui fabriquent, comme Mathieu Schmitt, rencontré à l’occasion d’un des fameux P’tit Dej’ Musicaux de la Médiathèque de Metz. Passé par les Beaux Arts, musicien engagé dans plusieurs projets, il s’est tourné vers la lutherie avec un talent certain. Profondément marqué par le grunge et Nirvana, curieux des musiques du monde, il imagine puis construit dans le calme de son atelier des instruments aux noms inspirés, choisissant avec soin les bois, les matières dont il se sert. Grâce à un véritable savoir faire, son travail dans l’esprit DIY aboutit à de véritables oeuvres d’art.



Un article de présentation très complet (gif animé inside !) de Miss Media.



On peut voir le beau travail de Mathieu ici et là:


mathieu-schmitt.blogspot.fr


www.mupiz.com/mathieuschmitt




Bonjour Mathieu. Quel âge as-tu et depuis quand fabriques-tu des instruments de musique ?



J’ai 30 ans, je me suis mis à la lutherie il y a 2 ans.





Comment t’es venue l’idée de commencer ?



En fait ça n’a pas été rapide puisque c’est une idée que j’avais déjà eu à 16 ans en fabriquant un corps pour une guitare électrique. Par manque d’infos et aussi parce que je m’intéressais à d’autres formes d’art comme la peinture, je me suis détourné de cette voie. Mais finalement, après toutes mes années d’études et de pratiques artistiques diverses à la fac et aux beaux-arts, je me suis rendu compte que toutes mes recherches me ramenaient vers la riche et complexe discipline qu’est la lutherie.





Es-tu musicien toi même ? Quels ont été tes projets musicaux ?



En tant que batteur/chanteur, j’ai joué dans Daffodils (grunge, 2000), clavier/chant dans Royal Tropical (hip hip electro rock crooner, 2009), one man band clavier: batterie électronique, chant dans The Guardian (electro rock, 2010). Mon projet solo le plus abouti date de 2011 avec une suite de trois petits albums Norde Royal, Mondolite, Leaving the Shore. Composé sur MAO et enregistré avec quelques instruments acoustiques et du chant. On peut en écouter sur soundcloud/mathieuschmitt.





Comment as-tu appris la musique ?



J’ai pris quelques cours de batterie et j’ai appris le reste tout seul. Etre autodidacte offre une liberté qui permet de vraiment prendre du plaisir.





Quel est ton premier souvenir musical (ou artistique) ?



Tout est parti de Nirvana, aussi bien musicalement que plastiquement, voir même idéologiquement. D’ailleurs le corps de la première guitare que j’ai construite, était une forme Jag-stang, un modèle que Kurt avait dessiné.





De quel instrument joues-tu ? De quel instrument aimerais-tu savoir jouer ?



Je connais la batterie, la guitare, le ukulélé, le bouzouki, les logiciels de musique, le clavier, le chant et aussi l’enregistrement multipistes.


Le sitar est un instrument que je n’ai pas encore eu l’occasion de jouer, peut-être une future acquisition ou une création s’y rapportant…





Quels sont tes modèles ? Qui admires-tu ?



Mike Patton!!!





Ecoutes-tu de la musique pendant que tu travailles ?



Oui, ça peut être une musique vitaminée comme Hot Chip ou plus posée comme Ravi Shankar.





Combien de temps y passes-tu chaque jour ? Combien de temps faut-il pour imaginer puis fabriquer un instrument ?



J’aimerais passer plus de temps à mon atelier, mais comme il n’est pas tout près de chez moi, je pars en bus à 8h et je reviens à 18h.


En moyenne, il me faut 3 mois pour concevoir et construire un instrument, en comprenant la fabrication d’un étui sur mesure.





Qu’est ce qui est le plus difficile dans ton travail ? Et le plus facile ?



Le plus difficile est de trouver une clientèle.


Le plus facile et le plus agréable est d’être dans mon atelier, peinard!





Tes instruments aux noms originaux s’inspirent d’instruments traditionnels. Est-ce que tu penses à un musicien en particulier quand tu dessines un nouveau modèle ?



Les premiers instruments que j’ai imaginés m’étaient destinés. Comme je me suis ouvert à un large répertoire musical au fil du temps, j’ai tenté de traduire mes goûts éclectiques à travers des formes et des sonorités de différentes cultures et régions du monde.


Récemment, j’ai imaginé deux modèles pour des futurs clients. L’un est poète, il m’a fait lire ses poésies et m’a donné plusieurs pistes qui m’ont aidé à cerner son univers.


Pour l’autre, c’est en le voyant jouer sur scène que j’ai eu envie de lui proposer un croquis.





Quels morceaux joues-tu sur les instruments quand tu veux les essayer, vérifier les réglages, et quand ils sont finis, est-ce que tu joues dessus régulièrement ?



J’aime bien les laisser m’emporter là où ils veulent, selon leur accordage, la profondeur du sustain. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai toujours joué de la musique, sans forcément reprendre sans cesse les mêmes classiques.





Et pour finir, as-tu un jeu de mots idiot, une blague bête à partager ?



Une petite blague trouvée sur les forums de lutherie.


« -Qu’est ce que vous ne direz jamais à propos d’un luthier?


-Ça c’est sa Porsche! »


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