fictionalize you life

We can go wherever we please and everything depends upon how near you stand to me

 
buy augmentin online without prescription bestdrugs4health.com
staxyn 10 mg at www.buycheapdrugsnorx.com
Cytotec Cytotec online Misoprostol online
RSS Feed

interviews, conversations

Impossible de ne pas penser à the XX en écoutant Téhessé, mais the XX qui aurait pris un coup de soleil dans un pays exotique.

Le premier EP du jeune groupe lyonnais s’appelle Toumrakata, un mot qui n’existait pas avant d’être inventé, à l’image de leur musique, un peu sauvage et farouche. Au delà du genre indie/trip hop choisi comme étiquette, les 7 titres du disque, voix, percussions et synthés minimaux influencés par toutes les couleurs musicales, conviennent aussi bien aux matins froids qu’aux jours radieux. En bonus, le clip de Fear, où Selia, Théo et Camille mettent en scène la fabrication des animaux totems dont ils ont fait la pochette de leur disque.









La page facebook du groupe, avec de nombreuses photos.





Téhessé ∎∎∎ F E A R ∎∎∎ from Téhessé on Vimeo.


Clip réalisé par Elodie Gaud, qui a aussi réalisé l’artwork du disque.



Merci au trio pour leurs réponses sérieuses mais pas toujours.



Commençons par le commencement. Comment êtes-vous venus à la musique ?



Selia : On a tous plus ou moins fait de la musique avant de fonder le groupe, j’ai pris des cours de piano étant petite et après 6 ans j’ai arrêté pour ensuite apprendre à jouer de la basse dans ma période un peu « rock » (rire). On a tous un parcours assez différent, je pense que c’est nos formations qui nous ont amenés à ce mélange assez spécial de Téhessé.


Camille : Ça a commencé avec les trajets en famille qui se transformaient en concert improvisé dans la voiture. De mes trois sœurs c’était moi qui imitais instinctivement les « coups de boum boum ». Sans doute parce que j’avais besoin de taper sur quelque chose très jeune.


Théo : J’ai commencé la guitare quand j’étais petit sur une classique, puis sur une folk quand j’étais ado et finalement électrique sur Téhessé. Le synthé est venu un peu plus tard. La musique étant pour moi un bon moyen de pécho, je m’y suis toujours accroché.





Un premier souvenir marquant ? Un premier disque pris en pleine figure ?



Selia : Mmh.. Je dirai que l’album qui m’a marquée c’est « Deep Cuts » de The Knife, avec le fameux « Pass This On », c’est le premier disque qui m’a réellement fascinée, ce n’est certainement pas le meilleur album, ni le premier qui m’ait marquée mais c’est une référence pour moi.


Camille : Mon premier souvenir marquant est un de mes premiers concerts avec le groupe de percutions avec qui j’ai commencé la musique. J’étais devant la scène, du haut de mes 9 ans, derrière mon Djembé et en face de plus de 2000 personnes.


Je crois que le disque qui a changé totalement ma vision de la musique a été « Mezmerize » de System Of a Down.


Théo : Le 3ème album d’O-zone sortie l’été 2004 avec Dragostea Din Tei, une grande claque.





Avez-vous joué dans d’autres groupes avant Téhessé, fait de la radio, organisé des trucs ?



Selia : Quand j’étais adolescente je faisais de la musique avec des copains, c’était drôle, bien qu’un peu bancal (rire). Après je pense que tous les trois on a eu pas mal de projets assez différents, on est assez polyvalent et ouvert, donc on a eu l’occasion de collaborer avec des musiciens en tous genres.


Camille : Comme dit précédemment, j’ai commencé dans un groupe de percutions et j’y joue encore le plus souvent que je peux, c’est un peu une deuxième famille. Sinon rien n’est vraiment allé plus loin que de simples petits ateliers dans les structures où je prenais mes cours.


Théo : En même temps que “Théo & Selia” (première forme de Téhessé) j’avais un groupe de musique festive avec deux potes, on faisait la manche devant le lycée avec pas mal d’entrain! Saxo, cajon, guitare. Un mélange explosif qui a duré quelques mois! Big Up aux “Mexico Motel”.





Depuis combien de temps le groupe existe-il ?



Selia : Cela fait un peu moins de deux ans.


Camille : Le groupe est né avant mon arrivée en fait, mais il a pris une nouvelle forme et est devenu plus ambitieux quand les deux autres m’ont « recrutée » début 2011.





Je crois que vous êtes à Lyon ou à Grenoble. Est-ce que vous êtes originaires de cette région ? Quelle importance accordez-vous à l’endroit où vous vivez ?



Selia : On est tous les trois originaires de Grenoble, Théo et moi vivons à Lyon maintenant et Camille à Paris. Grenoble pour moi c’est la famille, et aussi la majorité de mes amis proches qui y sont restés. Je ne suis pas trop attachée aux endroits, mais c’est agréable d’y rentrer de temps en temps.


Camille : J’y accorde beaucoup d’importance car c’est beaucoup de souvenirs et c’est aussi à Grenoble que tout est né. C’est là qu’il y a ceux qui nous ont toujours soutenus. Maintenant l’endroit où l’on vit n’est pas l’essentiel, car on a envie de faire découvrir notre musique à un public toujours plus vaste.


Théo : Je viens de la montagne, et c’est là-bas, sous la neige, qu’on a composé quasiment tous les morceaux de Toumrakata ainsi que les nouveaux. Donc pour moi ça a de l’importance et pour Camille et Selia je pense aussi. Grenoble c’est les premiers concerts avec Selia et après avec Camille, c’est des bons souvenirs.





Tehessé, ce sont vos initiales, mais Toumrakata, le mot sonne très bien, est-ce qu’il a une signification ?



Selia : OUI ! Ce mot vient d’une chanson, « My House » d’Hercules & Love Affair, une onomatopée qui sort au milieu de la chanson. Au début je faisais la blague à Camille et Théo en leur disant que ce serait cool que l’on prenne ce mot en nom d’EP et finalement c’est resté.


Camille : Absolument pas, c’est ça qu’on aime. Il y en a une pour nous bien sûr, parce que c’est né d’une bonne partie de rigolade rythmée. C’est plus un son, un esprit qui nous correspond plutôt qu’un mot cachant un véritable sens. Avec Selia, ça nous a paru évident et sans discussion possible ce nom d’EP.


Théo : Ça veut pas dire un truc en turc?




De quelle chanson êtes-vous le plus fier ?



Selia : Je dirais Fear. Ça a été la plus drôle à mixer, on a foutu des effets de partout, c’est celle qui à mon goût se rapproche le plus de ce qu’on voulait faire quand on l’a composée. Bien sur c’est difficile d’être objectif face à ses propres créations…


Camille : Je pense qu’on s’accordera tous pour dire Fear. On est fier d’avoir réussi à créer une chanson à la fois simple et entrainante.

Bizarrement, c’est celle qu’on a eu le plus de facilité à composer. Un air de balafon constant, un chant s’accordant parfaitement à la voix de Selia, des parties de synthé simples et efficaces. Il me restait à créer une partie de batterie relevant le tout. J’avoue que c’est un des morceaux que je préfère jouer.



Théo : Euh l’Interlude aight! Pour mon heure de gloire, ça va sans dire.




Quelle chanson des autres aimez-vous jouer ?



Selia : Du gros Rap… BAM BAM BITCH NIGGA


Camille : Une de nos premières reprises était Crystalised des XX, « forcément » on nous dira, mais c’était cool, les gens aimaient beaucoup la version qu’on en faisait.


Théo : Rainbow de OhLand.




De quels instruments jouez-vous ? Desquels aimeriez-vous savoir jouer ?



Selia : Je joue de la basse, et je chante. Bien sur je joue un peu de guitare et de piano, mais sans grande conviction. J’aimerai apprendre à faire de la harpe. Mais c’est un secret.


Camille : Je suis donc la batteuse, entre électronique et acoustique, j’essaye de mélanger les deux.

Si j’avais le temps et la possibilité j’aimerais toucher un peu à tout, même si je dirais piano, parce que c’est la base de tout. Je garderai par contre toujours une vraie attirance pour la contrebasse, un jour peut-être… (rire)


Théo : Guitare, synthé et très récemment du Stylophone, c’est vraiment cool. Et j’aimerais savoir jouer de tous les autres.




Quels sont vos 5 disques d’île déserte ?



Selia :

The Cure – Seventeen Seconds

Beyonce – 4

Hot Chip – One Life Stand

The Whitest Boy Alive – Rules

Peaches – I Feel Cream

Chris Isaak – Heart Shaped World




Camille :

Konk des Kooks

XX des XX

Other People’s Problems de Breton

The Wall des Pink Floyd

LP4 de Ratatat



Théo :

Solo Piano - Gonzales

1ère Consultation - Doc Gyneco

Monkey Business - Black Eyed Peas

James Blake - James Blake (pour dormir)

Et pourquoi pas le Best Of de Sting




Qui a choisi les animaux de la pochette et du clip ? Le clip montre leur fabrication. Vous sentez-vous proche de l’esprit DIY ?



Selia : C’est lors d’une interview que l’on nous a demandé quels sont nos animaux « favoris », et l’idée est restée. Je pense qu’on s’en sent proche, par choix certes pour rester dans l’esprit underground d’un jeune groupe comme nous. Mais c’est également parce qu’on a pas trop le choix, on fait comme on peut, même si l’on est beaucoup aidé par nos amis qui sont pour la plupart des esprits créatifs.


Camille : Les animaux sont devenus nos symboles. Ils nous représentent finalement parfaitement.

Je ne sais pas si on cherche vraiment à s’inscrire dans l’esprit DIY. Ce qui est sûr c’est qu’on construit pour l’instant seuls notre projet en s’entourant de plus en plus de personnes qui nous soutiennent et nous apportent leur aide. Elodie Gaud qui s’occupe de nos visuels, la première. A l’avenir, je pense qu’on continuera à se développer de cette manière, dans le sens où on veut rester proche de ce que l’on fait, sans avoir à subir de pression.





Est-ce qu’il y a des genres musicaux que vous ne connaissez pas encore bien, que vous avez envie d’explorer ?



Selia : En ce moment on travaille sur une co-production avec un artiste qui est plutôt branché House, ça nous ouvre à d’autres choses, c’est agréable.


Camille : Bien sûr, on est sans cesse en train d’écouter de nouvelles choses, d’avoir de nouvelles idées et de nouvelles envies. Notre défi du moment est de réussir à faire bouger notre public, on attend de voir si on arrivera à tenir le pari.


Théo : Pas vraiment, peut être le classique, je ne connais pas très bien




Quels sont vos monstres préférés ? Et vos superhéros préférés ?



Selia : J’adorais F3X Le Choc des Héros quand j’étais petite, je regardais ça tous les dimanches matin.


Camille : « Bob » de Monstres et Cie, sans hésitation et « Elasticgirl » des Indestructibles, pour rester dans les Pixar…


Théo : Monstre je sais pas, mais en super héros j’aime bien KickAss




Si vous pouviez passer une journée dans la peau de quelqu’un d’autre, qui choisiriez-vous ?



Selia : Je voudrais être Taubira pour trasher David Douillet (rire).


Camille : Un astronaute.


Théo : Kanye West, pour son esprit naturellement.




On vous propose d’inventer et de fabriquer quelque chose spécialement pour vous, que demandez-vous ?



Selia : Un coussin volant !


Camille : Deux piles corporelles rechargeables ! C’est bien de dormir, mais ça nous fait perdre trop de temps.


Théo : Un instrument! Qui fasse plein de trucs, une sorte de machine. Ce serait cool




Que souhaitez-vous réaliser en 2013 ?



Selia : Du point de vue musical, on aimerait enregistrer les nouveaux titres qu’on a composés, et jouer le plus possible. Personnellement, ma résolution de 2013 serait de me coucher plus tôt…


Camille : De belles rencontres, toujours plus de musique, peut-être une sorte d’épanouissement quelque part.


Théo : Valider ma première année d’école d’archi!




Pour finir, qu’avez-vous appris de plus important aujourd’hui ou ces derniers temps ?



Selia : J’apprends à faire du son, c’est fascinant.


Camille : Que j’allais au concert de James Blake à Paris prochainement.


Théo : Qu’il faut toujours rester calme, c’est la meilleure solution à beaucoup de problèmes.




Nouveau message