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interviews, conversations

Infatigable curieux, visiteur de magasins de disques jusqu’au Japon, blogueur, vendeur à la Face Cachée, « le plus grand disquaire de l’Est de la France », Florian Schall organise aussi des concerts, a joué dans plusieurs groupes, est aussi songwriter. Après deux Eps de son groupe Twin Pricks, il vient d’enregistrer un split CD à deux faces A, « Both Sides of the Record ».


Homme de l’ombre sur la pochette, fan de chanteuses pop qui valent mieux que l’image construite pour vendre, et de métalleux qui grondent, amateur de musiques de films de série Z, collectionneur de vinyles, il sait reconnaître les bonnes chansons, celles qui attendent au tournant d’un teenage movie, d’un feel good movie, d’un album posé sur la platine.


Ses chansons à lui, sous l’influence de groupes scandaleusement inconnus, semblent chercher comment être dans le monde réel sans rien lâcher de ses convictions d’adolescent persuadé qu’il se trouve une part de vérité parmi des guitares faussement bordéliques. Elles possèdent l’énergie de la prise de risque, le moment un peu vertigineux où après avoir beaucoup pensé, on commence à agir.


On lui souhaite de garder le cap avec ou sans capuche de très longues années encore.




L’autre face A est très réussie aussi. Alone With King Kong démarre avec un emprunt à Oscar Wilde, l’ambiance est moins pop ligne claire que sur l’album précédent, le ton plus sérieux, l’écriture toujours aussi inspirée. Il paraît que ce sont des chansons de transition. Vivement la suite…









Son tumblr au nom épatant, car c’est un as de la chronique de disque.

Sa page facebook.



L’album Both Sides of the Record, Chez Kitokat



Le site de La Face Cachée et un article sur le récent déménagement du magasin. (voir l’immanquable video de Mirabelle TV !!!)



Un grand merci à Florian d’avoir répondu à toutes ces questions.



Twin Pricks était un duo, ici, même si c’est un split, est-ce que qu’on peut dire qu’il s’agit d’un disque solo, alors que des musiciens sont crédités ? Y aura-t-il plusieurs configurations en concert, seul ou en groupe ?



Il s’agit d’un disque solo, dans le sens où je suis, pour la première fois, le seul à avoir composé l’intégralité de la musique et des textes. En revanche, je ne voulais effectivement pas que cela sonne comme l’œuvre d’une seule et même personne. D’une part, parce que je ne suis pas assez doué pour jouer de tous les instruments. D’autre part, parce que je ne conçois pas la musique comme autre chose qu’un partage avec autrui. Enregistrer, co-réaliser et sortir ce disque avec mes copains. C’est quand même plus fun que de le faire tout seul.

En concert, suivant les lieux, je jouerai seul (parce que je ne m’y suis encore jamais vraiment frotté, à cette solitude du mec seul sur scène, face à un public ; c’est à la fois grisant et flippant, et j’aime en plus, dans cette configuration là, juste guitare/voix, le fait de pouvoir un peu plus me laisser aller à chanter comme je le sens… A la base, je préfère chanter plutôt que jouer de la guitare, mais il y a bien des fois où je suis « obligé » de faire les deux, ou en trio (avec Geo et Olivier de Twin Pricks/No Drum No Moog).





Dans l’interview croisée de Major Tom, c’est toi qui dit à Thomas (Alone With King Kong) que « le doute fait clairement partie de (son) univers ». Il fait aussi clairement partie du tien, non ?



Il fait partie de mon quotidien, il est présent dans tout ce que je fais, donc j’imagine qu’il doit effectivement se ressentir dans ma musique. En revanche, comme je n’ai pas le recul nécessaire pour le constater… Il se traduirait comment dans ce cas précis, selon toi ?


(Après réflexion, ce n’est peut-être pas tant le doute que l’idée de la recherche ou de l’attente d’un truc qu’on entend dans tes chansons. Le doute, c’est quand tu t’excuses plusieurs fois d’être sur scène pendant les concerts ^^)





Qui écoute tes chansons en premier ?



Le débile qui vit dans ma tête, en premier lieu. Puis Jennie, ma compagne.





Si tu devais décrire les 6 chansons du disque en 3 mots, qu’en dirais-tu ?



Je dirais qu’elles sont simples, imparfaites et vivantes.





De quelle chanson es-tu le plus fier ?



Mistaken Identity. Je suis vraiment fier de la mélodie. Je prends un plaisir monstre à la chanter, et à chaque fois que je la joue en concert, c’est cette chanson que les gens retiennent.





À part la très chouette chanson de Tanita Tikaram, jouée à Nancy, quelles chansons des autres joues-tu régulièrement ?



J’ai ce projet fou et secret d’enregistrer un disque de reprises de teen pop. Bon, pas des trucs nobles à la Letters To Cleo (ça sera pour un autre disque). Non, des morceaux vraiment super commerciaux chantés par des nanas que j’adore. Actuellement, je joue par exemple Firework de Katy Perry en concert. J’ai enregistré une version du Since You’ve Been Gone de Kelly Clarkson. Je bosse également une reprise du Remember December de Demi Lovato pour un prochain concert… Reprendre les chansons des autres, j’adore ça. Parce que ces morceaux sont bien meilleurs que les miens, peut-être. Ça relève un peu le niveau (même si bon, mon interprétation est pas toujours terrible). A côté de cette petite lubie pop ado, je reprends (ou pense à reprendre) Is It A Crime de Sade, Old Souls de Paul Williams, Wildest Moments de Jessie Ware, At Your Funeral de Saves the Day, End OF The Century de Blur (en duo avec ma Jennie), le sublime Parallel Lines des Kings of Convenience, et puis aussi les morceaux des copains (Alone With King Kong, Dr Géo). Pour finir, j’aime beaucoup jouer un morceau que j’ai co-composé au sein de Twin Pricks et qui s’appelle Teen Pricks. Ce dernier aurait d’ailleurs pu servir de réponse à la question précédente.





Quelle chanson aimerais-tu avoir écrite ?



Ouch, elle est difficile, cette question. Suivant les époques, je pense que j’aurais aimé être derrière les œuvres de certains artistes dont j’estime le travail par dessus tout (Dion, les Kinks, le Creedence Clearwater Revival, Sade Adu, Aloha, Culture Reject). Il y a des chansons qui ont accompagné ma vie. Suivant les jours et les humeurs, la réponse à cette question serait foncièrement différente. Ce matin, j’aurais envie de répondre Timeless Outrage de Culture Reject. C’est un titre à paraître sur son nouvel EP que l’on a la chance de sortir, et c’est l’un des plus beaux morceaux que j’ai eu l’occasion d’entendre ces dernières années.





De quels instruments joues-tu ? Lequel voudrais-tu apprendre ?



Je joue de la guitare depuis que j’ai l’age de 10 ans. Je fais de la basse aussi (les trucs de base). J’ai tâté un peu de batterie quand j’étais gamin mais ça n’a rien donné. J’ai un bras gauche de merde et à part pour taper sur des bouts de table et énerver tout le monde, je crois pas pouvoir dire que j’ai le rythme dans le peau (si si, ça se voit d’autant plus quand je danse). J’aurais aimé savoir jouer du piano pour pouvoir jouer du Vanessa Carlton ou du Mahler.





Étrange, étant donné les nouveaux morceaux, de garder le sombre nom de s8n. Il est pas temps de l’oublier un peu, lui ? (entre d’autres termes, « buddy », d’accord, mais « satan », pourquoi?)



Haha pfff ouais, je sais pas. Je galère toujours pour trouver des noms. Soit ce sont des jeux de mots pourris (Laurent Boyau, Twin Pricks), soit ce sont des trucs totalement inintéressants (Short Supply). Je suis pas doué pour ça. Et là, c’était encore pire. Avant, je me faisais appeler Trippy Eden. Mais je ne pouvais plus le supporter. Il a donc fallu trouver quelque chose, et vite. J’avais envie de quelque chose de décalé, cryptique et référencé. Un clin d’œil à mon amour pour la musique du Diab’. Ça rappelle un peu aussi l’adolescence, le côté « laissez-moi tranquille, j’ai pas envie de grandir » qui peut coller à mon univers. En même temps, je ne sais pas combien de temps ça va durer. Je me rends compte que les gens ont du mal à le prononcer et à l’orthographier. J’en changerai peut-être pour le prochain disque.





Tu peux faire une liste de tes 5 disques d’île déserte, aujourd’hui ?



Aujourd’hui, je le peux. Il y aurait le Sugar d’Aloha, la bande originale de Phantom Of The Paradise (composée par Paul Williams), Live After Death d’Iron Maiden, One Of The Boys de Katy Perry et Pendulum de Creedence Clearwater Revival. Ça changera peut-être demain (sauf pour l’album d’Aloha, qui reste indétrônable).





Est-ce qu’il y a des paroles de chanson, ou une maxime auxquelles tu penses quand tu as un truc difficile à faire, ou un message que tu pourrais écrire sur les murs du magasin ?



« Ne remets pas à demain ce que tu pourrais faire aujourd’hui », ou un truc du genre. Je suis pas forcément un partisan de l’hyper-activité, mais je trouve que la vie est trop courte pour passer son temps à la regarder défiler. J’ai quelques rêves que je veux encore réaliser, je veux faire et écouter plein de musique, voyager, rencontrer et monter des projets avec des gens, ça demande un investissement certain (en temps comme en énergie), donc un travail à fournir. Et ce n’est pas en restant mon cul engoncé dans mon canapé (même si j’adore ça, surtout pour regarder des films) que je vais y arriver.





Que ferais-tu si tu ne bossais pas à La Face Cachée ?



Alors ça… Je me le suis déjà demandé plein de fois… Quand j’étais plus petit, je ne me faisais pas trop d’illusions sur mon avenir. J’allais finir ma vie à l’usine, comme mes parents. Faire un truc qui ne me plait pas, juste pour pouvoir subvenir à mes besoins. Puis surtout, j’éprouvais en quelque sorte la honte de vouloir vivre de ma passion. Faut savoir que je viens d’une scène où l’éthique est aussi importante que la musique, où l’on ne brade pas sa passion et ses idées pour une fiche de paie à la fin du mois. L’expérience de l’Emile Vache m’a cependant amené à voir ça sous un angle différent. Je me suis rendu compte que je préférais nettement vivre de ma passion, même très modestement. Se lever le matin pour faire ce que tu aimes, ça n’a pas de prix. Je suis conscient de la chance que j’ai de bosser dans un magasin de disques. C’était un de mes rêves et je l’ai réalisé. J’espère que ça ne s’arrêtera jamais, et si c’est le cas je pense que j’en aurai déjà plus que profité… Mais si je devais choisir un truc, je pense que j’aurais peut-être essayé de vivre de ma plume. Peut-être.





Que manque-t-il à ton bonheur ?



En ce moment, on se dit qu’on serait peut-être encore plus heureux à trois…





Est-ce que parfois tu ne satures pas des disques ? Est-ce qu’il t’arrive de faire une pause, de ne rien écouter ?



Ouais. A fond. Autant j’aime écouter de la musique du matin au soir, autant j’apprécie ces moments où je peux m’entendre respirer. Le silence est quelque chose de vital qui t’aide à apprécier la musique. Il m’arrive régulièrement de ne pas mettre de musique (dans mon bureau ou au magasin). Dans ces moments, je suis seul. Et je kiffe.





Quel est ton monstre préféré ? Ton super héros préféré ?



Je fais un peu une fixette sur le bestiaire imaginé par Howard Philip Lovecraft. Je suis un chtuhlien convaincu. J’aime également les visions cauchemardesques de Beksinski (son joueur de flûte est de toute beauté). Mais si je devais en choisir un en particulier, je crois que ce serait le Jeepers Creepers (tiré du film de Victor Salva du même nom). Un monstre cruel au destin tragique et foncièrement humain (la métaphore de l’enfer vécu par son auteur).


Quand j’étais gamin, je dévorais les comics dédiés au Punisher. Mais je ne sais pas si on peut vraiment le considérer comme un super-héros. C’est juste un mec dévoré par le remord et la vengeance. Je crois qu’en fait je préfère les super-vilains. Le Docteur Fatalis, par exemple. Le Joker. Galactus et le Silver Surfer (qui est devenu un super-héros, par la suite). Leur condition me fascine.





Si tu pouvais passer une journée dans la peau de quelqu’un d’autre, qui choisirais-tu ?



J’aimerais bien être « le meilleur ami de ». Ça me ferait délirer d’avoir ma vie de tous les jours et d’être également le confident de quelqu’un de célèbre. Une chanteuse, de préférence. Katy Perry, Christina Aguilera, Lady Gaga… On causerait de tout et de nimp, on irait bouffer dans de bons restos, on ferait les magasins et on passerait des soirées dans des boîtes à la con. Y’aurait mon nom dans la liste de remerciements de leurs disques.





Si tu pouvais changer de temps et de lieu, où et quand aurais-tu aimé vivre ?



J’aurais aimé vivre dans l’Angleterre de Jack The Ripper. Mais bien plus qu’un temps ou un lieu précis, je crois surtout que j’aurais aimé vivre dans les films que je regarde.





On te propose d’inventer et de fabriquer quelque chose spécialement pour toi, que demandes-tu ?



Je veux un t-shirt qui change de logo et de visuel au gré de mon imagination.





Que souhaites-tu de plus en 2013 ?



Un nouvel album de Katy Perry, en vinyle si possible.





Qu’as-tu appris de plus important aujourd’hui ou ces derniers temps ?



Qu’on pouvait démissionner de son poste, même quand on est pape. Peut-être la preuve que Dieu existe, que ce n’est donc pas forcément un bon manager et qu’on peut probablement l’attaquer aux Prudhommes, du coup… C’est bon à savoir.





Question bonus, as-tu un jeu de mot idiot, une blague imparable à partager ?



J’ai un t-shirt d’un groupe qui s’appelle Tragedy dont j’apprécie particulièrement la tagline. On y voit un flic avec le sous-titre « Today’s pig, tomorrow’s bacon ». Ça résume bien le truc, je trouve.


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